Le groupe de services multitechniques SPIE annonce, vendredi 30 octobre, une production de 2 886,8 millions d’euros au troisième trimestre, dont 4,7 % de croissance organique. Ses perspectives 2026 sont confirmées.
SPIE a publié, vendredi 30 octobre 2026 à Cergy (Val-d’Oise), une production de 2 886,8 millions d’euros pour le troisième trimestre, contre 2 539,9 millions un an plus tôt, soit une hausse de 13,7 %, apprend-on dans son communiqué sur l’information trimestrielle au 30 septembre. La croissance organique atteint 4,7 % et la croissance externe 9,0 %, les cessions pesant pour 0,1 point.
Sur neuf mois, la production s’établit à 8 043,4 millions d’euros (+7,0 % par rapport aux 7 518,7 millions de 2025), dont 2,3 % de croissance organique et 4,8 % de croissance externe. Le rythme s’accélère : la croissance organique était de -0,9 % au premier trimestre, de 3,1 % au deuxième et de 4,7 % au troisième. Les produits des activités ordinaires en normes IFRS ressortent à 8 064,5 millions d’euros, contre 7 537,0 millions.
Le directeur général, Markus Holzke, retient « une très bonne performance au cours des neuf premiers mois de 2026, marquée par une accélération de la croissance organique et de la contribution des acquisitions, aboutissant à un troisième trimestre exceptionnel ».
Allemagne : 2,87 milliards d’euros de production en neuf mois
Premier marché du groupe, l’Allemagne cumule 2 871,6 millions d’euros de production sur neuf mois, en hausse de 10,4 % (+4,4 % en organique, +7,7 % en externe), soit davantage que la France (2 464,9 millions). Au troisième trimestre, la progression atteint 21,0 % (1 115,9 millions d’euros), dont 17,6 % de croissance externe, le communiqué citant quatre mois de contribution de ROFA. Il signale aussi un carnet de commandes record dans la haute tension.
L’Europe du Nord-Ouest affiche 1 635,0 millions d’euros sur neuf mois (+6,3 %), avec une croissance organique de 12,5 % au troisième trimestre, tirée par les Pays-Bas et la Belgique. L’Europe centrale progresse de 15,8 % à 702,4 millions d’euros, soutenue par le groupe BLOCK en République tchèque.
France : City Networks pénalisé par la fin des programmes fibre
Dans l’Hexagone, la production sur neuf mois atteint 2 464,9 millions d’euros (+1,6 %), mais la croissance organique reste négative, à -0,4 %. Le troisième trimestre marque un léger redressement : 810,4 millions d’euros, +2,4 %, dont 0,3 % en organique. La croissance externe de la zone (2,0 % sur neuf mois) provient d’Artemys.
Le communiqué explique le retrait organique par la fin des programmes de déploiement de la fibre, qui pénalise l’activité City Networks, et par la sélectivité du groupe dans Building Solutions.
Quant à la branche Global Services Energy, elle recule de 6,7 % en organique sur neuf mois, à 369,6 millions d’euros de production, la contribution de Worley Power Services, acquis fin mai 2026, compensant en partie (+8,0 % de croissance externe). Le communiqué évoque un Moyen-Orient perturbé par le conflit avec l’Iran.
Sept acquisitions, de ROFA à Clauser
Depuis le début de l’année, SPIE a conclu sept acquisitions représentant près de 800 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. ROFA Industrial Automation AG et SGS, en Allemagne, finalisées en début d’année, pèsent à elles deux environ 610 millions d’euros par an. Le groupe BLOCK (République tchèque), Invizo (Slovaquie) et nimeg ag (Suisse) totalisent environ 60 millions d’euros. Côté français, l’opération Clauser apporte environ 22 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Un accord est par ailleurs signé en vue du rachat de SAR ANLAGENBAU GmbH, actif en Autriche et en Allemagne, pour près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. À l’inverse, SPIE a cédé une petite activité d’ascenseurs aux Pays-Bas, dont l’effet est de -0,1 point.
Pour Markus Holzke, cette stratégie d’acquisitions « bolt-on » étoffe l’offre de services techniques « à forte valeur ajoutée » et consolide son ancrage local en Europe.
ORNANE 2028 remboursées, 500 millions d’euros d’obligations émises
Sur le plan financier, SPIE a émis en septembre 2026 une obligation de développement durable de 500 millions d’euros, d’une maturité de cinq ans et demi et assortie d’un coupon de 4,875 %. Le groupe a refinancé les ORNANE (obligations à option de remboursement en numéraire et/ou en actions nouvelles et/ou existantes) qui arrivaient à échéance en janvier 2028 : 400 millions d’euros ont été remboursés en numéraire et près de 3,5 millions d’actions nouvelles ont été émises, pour une dilution finale limitée à 2,0 %. La liquidité du groupe dépasse désormais 1,5 milliard d’euros.
Le communiqué ne publie ni EBITA, ni bénéfice par action, ni dette nette pour la période. Il rappelle qu’en 2025, SPIE, qui emploie 55 000 collaborateurs, a réalisé 10,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires consolidé et 793 millions d’euros d’EBITA.
Prochain rendez-vous : les résultats annuels 2026, attendus le 4 mars 2027.


