Airbus : 547 avions livrés en neuf mois, la trésorerie nette fond de 12,2 à 7,0 milliards d’euros

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Airbus a publié mercredi 28 octobre ses résultats des neuf premiers mois de 2026 : 547 avions commerciaux livrés, 50,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et un résultat d’exploitation ajusté de 4,5 milliards d’euros, avec des prévisions annuelles inchangées. Explications.

Airbus SE a publié, mercredi 28 octobre à Amsterdam, ses résultats consolidés pour les neuf mois clos le 30 septembre 2026, avec 547 avions commerciaux livrés, 50,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et un EBIT ajusté de 4,5 milliards d’euros, apprend-on dans un communiqué du constructeur.

Sur un an, les livraisons progressent de 507 à 547 appareils, dont 68 A220, 428 de la famille A320, 13 A330 et 38 A350. Le chiffre d’affaires gagne 7 % (47,4 milliards d’euros sur la période équivalente de 2025), tiré par les avions commerciaux, dont les revenus augmentent de 8 % à 36,7 milliards d’euros.

Un troisième trimestre en retrait malgré les 547 livraisons

Le trimestre écoulé est moins flatteur que le cumul. Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires recule de 2 %, à 17,469 milliards d’euros contre 17,826 milliards un an plus tôt. L’EBIT ajusté perd 9 %, à 1,768 milliard d’euros contre 1,942 milliard. Pour les seuls avions commerciaux, il cède 12 %, à 1,375 milliard d’euros contre 1,556 milliard.

Sur neuf mois, l’EBIT ajusté consolidé progresse néanmoins de 8 % (4,495 milliards d’euros contre 4,146 milliards). Le résultat net atteint 3,587 milliards d’euros (2,641 milliards un an plus tôt) et le bénéfice par action publié s’établit à 4,54 euros, contre 3,34 euros.

L’EBIT publié, à 4,550 milliards d’euros, intègre des ajustements nets de 55 millions d’euros : un effet positif de 270 millions lié au décalage de change sur le fonds de roulement en dollars, une charge de 235 millions pour l’intégration de Spirit AeroSystems, un gain de 60 millions sur le plan Defence and Space et une charge de 40 millions d’autres éléments.

Défense et espace : un EBIT en hausse de 60 %

Les divisions n’évoluent pas dans le même sens. Airbus Defence and Space affiche un EBIT ajusté de 672 millions d’euros contre 420 millions, pour 9,3 milliards d’euros de revenus (+5 %). La prise de commandes de la division atteint 11,5 milliards d’euros, contre 6,8 milliards sur les neuf premiers mois de 2025.

Airbus Helicopters, à l’inverse, voit son EBIT ajusté reculer à 445 millions d’euros contre 495 millions, pour des revenus stables à 5,6 milliards d’euros. La division a livré 226 appareils (218 un an plus tôt) et enregistré 311 commandes nettes (306), pour un carnet de 1 122 hélicoptères.

C’est dans cette division défense et espace que se joue notamment la constellation européenne de navigation, comme le montre l’attribution de nouveaux satellites de seconde génération, Galileo : Thales Alenia Space et Airbus se partagent quatre nouveaux satellites, que Refrance a détaillée.

1 105 commandes nettes et un carnet de 9 310 avions

Côté commercial, le constructeur affiche 1 174 commandes brutes (610 sur la même période de 2025) et 1 105 commandes nettes après annulations (514). Le carnet s’établit à 9 310 appareils au 30 septembre.

Le communiqué fixe aussi la trajectoire industrielle. La cadence de la famille A320 doit atteindre 70 à 75 appareils par mois fin 2027, puis se stabiliser à 75. L’A220 doit monter à 13 par mois en 2028, l’A350 à 12 par mois la même année et l’A330 à 5 par mois en 2029.

Un cash-flow négatif de 1,3 milliard d’euros et 5,2 milliards de trésorerie nette en moins

Le revers de la montée en cadence figure dans les flux. Le cash-flow libre avant financement clients ressort à -1,268 milliard d’euros, contre -914 millions un an plus tôt. La trésorerie brute passe de 27,2 milliards d’euros fin 2025 à 21,9 milliards, et la trésorerie nette de 12,2 milliards à 7,0 milliards. Les dépenses de recherche et développement autofinancées augmentent de 8 %, à 2,327 milliards d’euros. Les effectifs atteignent 171 027 personnes, contre 165 294.

Airbus ne modifie pas ses objectifs 2026, établis avant opérations de fusions-acquisitions et incluant l’effet des droits de douane actuellement applicables : environ 870 livraisons d’avions commerciaux, un EBIT ajusté d’environ 7,5 milliards d’euros et un cash-flow libre avant financement clients d’environ 4,5 milliards.

Il lui faudrait donc livrer environ 323 appareils au quatrième trimestre pour atteindre la cible. Guillaume Faury, directeur général d’Airbus, se veut rassurant (citation traduite de l’anglais) : « Face à un environnement géopolitique et opérationnel complexe, nous restons concentrés sur les livraisons tout en maintenant une attention constante à la qualité. Notre plan est clair, et nos équipes sont mobilisées pour atteindre nos objectifs. »

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