BNP Paribas a publié mercredi 28 octobre un résultat net part du groupe de 3 456 M€ au troisième trimestre 2026, contre 3 044 M€ un an plus tôt, et annoncé le même jour un programme de rachat d’actions de 1,3 Md€. Explications.
Mercredi 28 octobre, la banque dirigée par Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général, a dévoilé ses résultats arrêtés la veille par un conseil d’administration réuni sous la présidence de Jean Lemierre. Les revenus du groupe atteignent 13 757 M€ (+9,5 %), pour des frais de gestion de 8 016 M€ (+5,3 %). Le coefficient d’exploitation s’améliore de 2,3 points, à 58,3 %. Le résultat brut d’exploitation progresse de 15,8 %, à 5 741 M€.
Sur neuf mois, le résultat net part du groupe s’établit à 11 018 M€, contre 9 253 M€ un an plus tôt. Le rendement des fonds propres tangibles ressort à 13,2 % sur la période (11,4 % au 9M25), alors que l’objectif de l’exercice 2026 est fixé à 12 %.
Banque de financement et d’investissement : 2,25 Md€ de résultat avant impôt, +35,2 %
Le pôle Corporate & Institutional Banking (CIB) porte le trimestre. Ses revenus grimpent de 16,6 %, à 5 201 M€, et son résultat avant impôt de 35,2 %, à 2 250 M€. Les activités de marchés (Global Markets) dégagent 2 674 M€ de revenus (+21,9 %), dont 1 459 M€ pour Equity & Prime Services (+50,0 %), tandis que les revenus de FICC restent stables à 1 215 M€. Le pôle Commercial, Personal Banking & Services (CPBS) progresse plus modestement : 6 863 M€ de revenus (+3,6 %), mais un résultat avant impôt en recul de 6,5 %, à 2 041 M€, avec un coût du risque de 836 M€ contre 703 M€.
Dans le détail, la banque commerciale en France affiche 1 844 M€ de revenus (+8,2 %) et 466 M€ de résultat avant impôt (+9,0 %). En Italie, BNL bc voit son résultat avant impôt chuter de 34,0 %, à 205 M€, soit un repli de 2,6 % à périmètre retraité selon le communiqué. La Belgique fait mieux, avec un résultat avant impôt de 460 M€ (+30,5 %).
Pour sa part, le pôle Investment & Protection Services (IPS) enregistre 1 993 M€ de revenus (+5,3 %) et 1 009 M€ de résultat avant impôt (+26,4 %), pour 2 549 Md€ d’actifs sous gestion. L’intégration d’AXA IM se déroule « en ligne avec le calendrier prévu », précise le communiqué, qui fait état de premières synergies visibles dans les frais. Refrance avait déjà détaillé le bilan de l’intégration d’AXA IM par BNP Paribas.
Athlon, BMCI et Ageas : un CET1 à 12,9 % avant l’effet de la cession marocaine
Le ratio de fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) s’inscrit à 12,9 % au 30 septembre, intégrant l’acquisition d’Athlon, finalisée le 31 juillet et pesant pour environ 15 points de base. L’exigence SREP s’élève à 10,45 %. BNP Paribas anticipe un CET1 « au-dessus de 13% » au 31 décembre 2026, avec la cession de BMCI, sa filiale marocaine, attendue au quatrième trimestre et créditée d’environ 15 points de base.
Le coût du risque ressort à 964 M€ (905 M€ un an plus tôt), soit 39 points de base de l’encours de crédits, sous le plafond de 40 points de base visé pour 2026. Sur neuf mois, le résultat hors exploitation atteint 935 M€, dont 858 M€ de plus-value sur la cession d’une participation dans Ageas et 372 M€ de réévaluation d’Allfunds. Par ailleurs, le communiqué mentionne un accord portant sur environ 26 % d’IndiaFirst Life.
Rachat de 1,3 Md€ : démarrage le 2 novembre, titres annulés
Dans un communiqué distinct diffusé le même jour, BNP Paribas indique lancer son programme de rachat d’actions au titre de l’exercice 2026, pour un montant maximal de 1,3 Md€, « à la suite de l’autorisation de la Banque Centrale Européenne ». Les rachats débutent le 2 novembre 2026, sont confiés à un prestataire de services d’investissement agissant de manière indépendante et portent sur des actions qui seront annulées. L’avancement sera communiqué chaque semaine. Le programme s’inscrit dans le cadre de la 5e résolution de l’assemblée générale du 12 mai 2026.
Un acompte sur dividende de 3,23 € par action a été versé le 28 septembre. Le bénéfice par action sur neuf mois ressort à 9,36 € (+20,1 %).
Plan 2030 attendu le 2 février
Le groupe confirme ses objectifs : pour 2026, un rendement des fonds propres tangibles de 12 %, un coefficient d’exploitation d’environ 60 % et un coût du risque inférieur à 40 points de base ; pour 2028, un rendement supérieur à 13 %, un coefficient inférieur à 56 % et une croissance du résultat net de plus de 10 % par an sur 2025-2028.
Jean-Laurent Bonnafé déclare : « Le Groupe réalise un très bon troisième trimestre, porté par les performances opérationnelles de ses trois pôles. » Il ajoute : « Nous entrons dans une nouvelle phase de développement dont les ambitions seront reflétées dans notre plan 2030 que nous présenterons le 2 février prochain. »
Les rachats commenceront lundi 2 novembre.


