STMicroelectronics : les STM32G5 pour l’alimentation des centres de données d’IA et les mains des robots humanoïdes

Table des matières

Mercredi 4 novembre, STMicroelectronics a dévoilé depuis Genève la série de microcontrôleurs STM32G5, destinée aux alimentations des centres de données d’IA et à la commande des moteurs de robots humanoïdes. Les puces sont déjà en production, à partir de 1,0340 $ l’unité pour 10 000 pièces. Explications.

Mercredi 4 novembre, STMicroelectronics (NYSE : STM) a présenté, dans un communiqué daté de Genève, la nouvelle série de microcontrôleurs à signal mixte STM32G5, que le groupe destine aux centres de données, à la robotique, aux installations photovoltaïques, aux éoliennes, aux variateurs industriels et aux drones commerciaux. Le fabricant de semi-conducteurs y voit une contribution « à la révolution de l’IA physique ».

Patrick Aidoune, directeur général de la division Microcontrôleurs standards et microcontrôleurs pour l’automobile, explique que cette génération « répond au défi de satisfaire efficacement les besoins énergétiques croissants des centres de données d’IA ». Il ajoute que, « avec la série STM32G5, ST rend accessible et intégrable la performance de calcul nécessaire à l’IA physique ».

STM32G5 : deux fois plus de calcul que le STM32G4, à 280 MHz

Les STM32G5 reposent sur un cœur Arm Cortex-M33 cadencé à 280 MHz, soit 420 DMIPS et 1 136 CoreMark selon le communiqué. ST affirme qu’ils offrent des performances de calcul deux fois supérieures à celles de la série STM32G4. Le groupe y ajoute un temporisateur haute résolution à 12 canaux, qu’il présente comme une première sur l’un de ses microcontrôleurs, un encodeur de position et une matrice logique programmable baptisée PLAy.

La gamme est déjà en production, avec une mémoire Flash embarquée de 64 Ko à 512 Ko et des boîtiers allant du QFN32 au LQFP128. Les prix commencent à 1,0340 $ pour des commandes de 10 000 pièces. Le portefeuille monocœur sera élargi en 2027 avec des produits à double cœur.

Des racks de 1 MW et plus de 2 GW en 2030 : l’alimentation numérique en première ligne

Le communiqué part d’un constat chiffré : la vitesse des derniers clusters de GPU fait grimper la puissance des racks vers 1 MW, et d’ici 2030 les plus grands centres de données pourraient nécessiter une puissance de pointe supérieure à 2 GW. À cette échelle, précise ST, « même de faibles gains d’efficacité » peuvent réduire les pertes d’énergie et les besoins en refroidissement.

Grâce à la précision de son temporisateur, le STM32G5 peut, selon le groupe, reconfigurer dynamiquement les alimentations en fonction de la charge des serveurs. Il peut aussi gérer les fréquences de commutation plus élevées des alimentations conçues avec des semi-conducteurs à large bande interdite, carbure de silicium (SiC) et nitrure de gallium (GaN).

Andy Hsiao, Senior Commodity Buyer de la division PSBG Materials chez Delta Electronics, cité dans le communiqué, juge que la combinaison de la puissance de traitement, des périphériques intégrés et de la sécurité embarquée fait de la puce « une solution de choix » pour les alimentations d’IA et de véhicules électriques.

Vingt moteurs par main : le test des robots humanoïdes de Ruiyan Intelligent

Côté robotique, ST rappelle qu’une seule main de robot humanoïde peut compter jusqu’à 20 moteurs, à piloter simultanément avec une réponse rapide. Paul Tian, CEO de Ruiyan Intelligent, affirme que « le STM32G5 offre plus de deux fois les performances de la génération précédente, davantage de périphériques et une sécurité intégrée renforcée » pour contrôler plus de moteurs et intégrer davantage de capteurs dans la main robotique.

STiRoT et bibliothèques post-quantiques : la sécurité embarquée

Le groupe associe la technologie Arm TrustZone du Cortex-M33 à ses fonctions STM32Trust, dont une racine de confiance immuable (STiRoT) pour le démarrage et la mise à jour sécurisés du micrologiciel. Le moteur cryptographique prend en charge les algorithmes récents, dont les bibliothèques de cryptographie post-quantique (PQC) de ST. Le communiqué cite aussi la détection d’altération et la résistance aux attaques par canal auxiliaire.

Refrance avait déjà consacré un article à une puce mobile post-quantique de STMicroelectronics.

Le groupe, qui revendique 49 000 collaborateurs et plus de 200 000 clients, ne chiffre ni volumes ni commandes pour cette série. L’écosystème comprend la carte NUCLEO-G564RE et les kits B-G564E-MC1S et B-G564E-DPOW1, et les versions à double cœur sont attendues en 2027.

Et si vous receviez notre newsletter mensuelle ?

    Plus d'articles

    Abonnez-vous à notre newsletter

    Une sélection d'articles, dans votre boîte mail. Rien d'autre, promis.

    Vous vous êtes abonné à la newsletter avec succès

    Une erreur est survenue lors de l'envoi de votre requête. Veuillez réessayer.

    Refrance : Revue Economique de France utilisera les informations que vous fournissez sur ce formulaire pour rester en contact avec vous et vous proposer des mises à jour et du marketing.