Le taux souverain français à dix ans a franchi la barre symbolique des 4 % pour la première fois depuis 2009, le jour même où la Banque centrale européenne confirmait l’absence de tout mouvement sur ses taux directeurs. Ce niveau record tient à deux dynamiques distinctes : une pression inflationniste persistante en zone euro et une prime de risque propre à la France, nourrie par l’inquiétude des marchés face à une trajectoire budgétaire jugée incontrôlée. Le statu quo de la BCE, loin d’un signal accommodant sur les taux L’OAT à 10 ans a atteint ce seuil après être restée en contact avec lui toute la semaine, établissant un plus haut depuis mi-2009, hormis un bref passage à ce niveau en 2011. Le spread OAT-Bund à 10 ans s’établit désormais autour de 80 points de base, reflet d’une divergence croissante entre la perception du risque souverain français et celui de l’Allemagne....
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