French Tech 2030 : 80 deeptech retenues, dont 33 nouvelles venues

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La Mission French Tech a dévoilé vendredi 16 octobre la promotion 2026 de French Tech 2030, qui réunit 80 start-up de technologies de rupture, dont 33 entrantes. Explications.

La Mission French Tech a présenté, vendredi 16 octobre, la promotion 2026 du programme French Tech 2030, selon son dossier de presse. Quatre-vingts start-up deeptech, issues pour la plupart de la recherche, bénéficient pour un an d’un accompagnement renforcé de l’État, avec le parrainage de Rajesh Krishnamurthy, directeur général de Sopra Steria.

Quarante-quatre reconduites, trente-trois entrantes, près de 200 candidats

Le renouvellement est partiel. Selon Maddyness, la promotion compte 44 entreprises reconduites de 2025, trois anciens lauréats et 33 nouvelles venues, soit 41 % de l’effectif. Près de 200 dossiers de candidature avaient été déposés pour 80 places, précise le média.

Le comité de sélection associe la Direction générale des entreprises, France Deeptech, Bpifrance, Sopra Steria et Scaleway, indique le dossier de presse. Le programme, lancé en 2023, alimente le dispositif Next40/120 des entreprises plus matures : Maddyness relève que 19 entreprises des promotions précédentes l’ont rejoint, dont Mistral AI et Alice & Bob.

Treize lauréats dans le spatial, onze en IA, huit en robotique

La répartition par filière figure en annexe du dossier de presse. Le spatial arrive en tête avec 13 lauréats, devant l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la santé (11 chacun), la cybersécurité et l’énergie (10 chacune), la robotique (8) et le quantique (6). Le texte principal évoque pour sa part neuf acteurs du quantique, un écart avec l’annexe.

Parmi les noms cités figurent ZML, Neuralk et Arlequin AI pour l’IA, Niryo, Shark Robotics et Inbolt pour la robotique, VSORA et Wise Integration pour les semi-conducteurs, ou encore Quandela et Welinq pour le quantique.

211 M€ de R&D et 842 brevets : le bilan chiffré des 80

Le dossier de presse avance 211 M€ investis en recherche et développement en 2025, 842 brevets déposés et 1,5 Md€ levés depuis la création des entreprises. Les lauréats emploient près de 4 000 personnes, contre 3 630 selon Maddyness, et disposent de 23 usines existantes et de 23 autres en projet. Soixante-dix-neuf pour cent exercent une activité à l’étranger. En France, 2 830 start-up deeptech étaient recensées en 2025, d’après Bpifrance, cité dans le document.

L’État revendique un soutien direct : France 2030 accompagne 41 des 80 lauréats et l’European Innovation Council 12 d’entre eux. Le financement reste toutefois un point sensible pour la filière, comme Refrance le relevait fin septembre à propos de la fragilité financière de la deeptech.

Le Guichet Deeptech et les 2 Md€ d’achats collectifs de 23 grands groupes

Au-delà du financement, le dossier met en avant deux leviers. Le programme « Je choisis la French Tech » recense 2 Md€ d’achats collectifs engagés par 23 grands groupes. Quant au Guichet Deeptech, mis en place au printemps 2026 par la Direction générale des entreprises et France Expérimentation, il vise à lever les freins réglementaires rencontrés par les jeunes pousses.

Côté ministère, Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, affirme : « Une économie forte est une économie qui maîtrise ses technologies critiques. » La Mission French Tech glisse de son côté, rapporte Maddyness : « On sait que parfois l’innovation va plus vite que la règle ».

Quobly, HyPrSpace, Orasio : des échéances fixées à fin 2026 et 2027

Le document égrène plusieurs jalons. L’ordinateur quantique Alloy Pioneer de Quobly doit être accessible dans le cloud d’ici la fin 2026, et HyPrSpace prévoit un premier lancement en 2027. Orasio, de son côté, travaille avec le ministère de l’Intérieur sur un outil d’enquête vidéo destiné à 6 000 enquêteurs à partir de 2027, souligne Maddyness.

Sur le quantique, le dossier rappelle que l’enveloppe publique totale a été portée à 1,7 Md€, dont 1 Md€ supplémentaire annoncé en mai 2026. Le parrain de la promotion, Rajesh Krishnamurthy, résume l’enjeu dans le dossier de presse : « La France sait créer des start-up. Le défi est maintenant d’en faire des champions technologiques ». Les 44 entreprises reconduites en 2026 passent, elles, leur deuxième année dans le programme.

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