Monaco sous haute protection : l’armée de l’Air et de l’Espace déploie une bulle de sûreté pour la visite du pape Léon XIV

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À l’occasion de la visite officielle du pape Léon XIV à Monaco, les autorités françaises ont mobilisé un dispositif de sécurité aérienne d’ampleur, illustrant la montée en puissance des moyens de protection face aux menaces contemporaines, notamment dans le domaine des drones.

Dispositif aérien exceptionnel pour la visite du pape à Monaco

À la demande du gouvernement princier monégasque, l’armée de l’Air et de l’Espace a mis en place un Dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) afin de sécuriser l’espace aérien lors de la venue du souverain pontife. Ce type de dispositif, régulièrement activé pour des événements à forte sensibilité politique ou médiatique, repose sur une coordination étroite entre différents acteurs militaires et civils.

Le dispositif comprend notamment un avion radar E-3F AWACS, capable d’assurer la détection et le commandement aéroporté, un avion de chasse Rafale, ainsi qu’un hélicoptère Fennec. L’ensemble est supervisé depuis la base aérienne de Lyon Mont-Verdun, centre névralgique du contrôle aérien militaire en France.

Sur place, une équipe d’experts de l’armée de l’Air et de l’Espace est intégrée au poste de commandement monégasque, afin d’assurer la coordination avec les forces de sécurité intérieure, notamment la police et la gendarmerie.

La lutte anti-drones au cœur du dispositif

Au cœur de cette « bulle de protection », la lutte anti-drones (LAD) occupe une place centrale. Face à la multiplication des usages malveillants de drones, les autorités françaises ont renforcé leurs capacités d’interception et de neutralisation.

L’hélicoptère Fennec est ainsi déployé en configuration duale, combinant missions de sécurité aérienne classique et lutte anti-drones. Il peut embarquer des tireurs d’élite chargés de mettre en œuvre des mesures actives de sûreté aérienne. Depuis 2024, ces appareils peuvent également être équipés du système NEROD-RF, un brouilleur permettant de neutraliser un drone en interrompant la communication avec son télépilote.

Ce type de dispositif s’inscrit dans une logique interministérielle, impliquant également la Marine nationale et les forces de sécurité intérieure, afin de garantir une couverture complète, y compris à très basse altitude.

Bulle de sûreté : une doctrine de sécurisation désormais bien rodée

Le recours à ces « bulles de protection » s’est progressivement généralisé en France pour sécuriser des événements d’envergure : défilé du 14 juillet, sommets internationaux comme le G7 ou la COP, ou encore grands événements sportifs. L’objectif est d’interdire temporairement toute intrusion aérienne dans un périmètre défini, tout en assurant une capacité d’intervention immédiate.

En moyenne, une vingtaine d’événements bénéficient chaque année de ce type de dispositif, témoignant de l’évolution des menaces et de la nécessité d’une réponse coordonnée et technologiquement avancée.

Au-delà de la seule protection d’un événement, le déploiement de ce DPSA à Monaco illustre plus largement la capacité française à projeter rapidement des moyens de sûreté aérienne au profit d’un État partenaire, renforçant ainsi sa crédibilité en matière de sécurité et de coopération internationale.

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