L’Oréal sanctionné en Bourse après un troisième trimestre décevant

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Le géant mondial des cosmétiques a vu son titre chuter de plus de 6 % à l’ouverture de la séance parisienne ce mercredi, à 371,35 euros, après la publication de résultats trimestriels jugés inférieurs aux attentes. L’Oréal, poids lourd du CAC 40, a été la lanterne rouge de l’indice, en recul de 0,7 % à la même heure.

Des performances contrastées selon les régions

Au troisième trimestre, le groupe a enregistré une croissance de 4,2 % à données comparables de son chiffre d’affaires, en dessous du consensus Visible Alpha (+4,9 %). Les faiblesses viennent surtout du continent américain : +1,4 % seulement en Amérique du Nord contre 3,1 % attendus, et +4,4 % en Amérique latine contre 9,3 % anticipés.

Les analystes de Jefferies estiment que ces deux zones « sont responsables de l’écart avec les attentes », évoquant une véritable contre-performance au regard du dynamisme historique de L’Oréal sur ces marchés. Barclays abonde, soulignant la sous-performance américaine et un ralentissement significatif en Amérique latine, malgré une base de comparaison pourtant favorable.

La Chine en demi-teinte et des perspectives prudentes

La situation est un peu meilleure en Asie, mais sans éclat. En Chine, la croissance du chiffre d’affaires reste « à un chiffre », un rythme jugé « meilleur mais peu satisfaisant » par Barclays. Ce marché clé, qui représente un levier stratégique pour l’ensemble du secteur du luxe et de la beauté, demeure affecté par une reprise économique hésitante et une consommation intérieure prudente.

Face à ce tableau mitigé, Deutsche Bank alerte sur un risque de ralentissement global de la croissance du groupe, conjugué à une phase de déstockage dans la parfumerie et un manque de visibilité de la direction sur la fin d’année.

Un avertissement pour le secteur de la beauté

La correction boursière de L’Oréal traduit la nervosité des investisseurs vis-à-vis du secteur des biens de consommation premium, déjà sous pression depuis plusieurs mois face à des signaux de ralentissement en Chine et à l’essoufflement de la demande américaine. Le groupe reste néanmoins solide sur ses fondamentaux, mais son parcours boursier, jusqu’ici porté par des attentes élevées, semble rattrapé par un contexte macroéconomique mondial plus contrasté. Lors du prochain trimestre, on pourra commencer à voir les premiers effets du probable rachat de la division beauté de Kering.

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