Le report de l’interdiction des gobelets en plastique à usage unique au 1er janvier 2030, annoncé par le Gouvernement, est présenté comme une décision responsable, fondée sur l’expertise technique et la concertation. Dans les faits, il s’agit surtout d’un recul politique majeur, qui affaiblit la crédibilité des engagements environnementaux de la France et envoie un signal désastreux à l’ensemble des acteurs de la transition écologique. Prévue initialement pour 2026, l’interdiction totale du plastique dans les gobelets à usage unique est repoussée de quatre années supplémentaires, au motif qu’aucune alternative « pleinement opérationnelle » ne serait aujourd’hui disponible à grande échelle. Une justification qui interroge, tant elle ressemble à un argumentaire classique de temporisation, déjà entendu dans d’autres secteurs confrontés à la nécessité de réduire leur empreinte environnementale. L’argument de l’immaturité technologique : un prétexte commode Le Gouvernement met en avant les limites actuelles des solutions alternatives : revêtements cellulosiques, dépôts...
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