En marge du Sommet mondial sur l’énergie nucléaire organisé à Paris, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s’est entretenu le 10 mars avec son homologue arménien Ararat Mirzoyan. Cette rencontre intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible au Moyen-Orient et dans le Caucase, alors que la normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan reste un enjeu majeur pour la stabilité régionale.
La normalisation entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au cœur des discussions
Lors de cet échange, les deux ministres ont abordé la situation régionale, marquée par les évolutions géopolitiques en Iran et au Moyen-Orient. Dans ce contexte, la France a réaffirmé sa position constante : soutenir les efforts visant à normaliser les relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
Paris insiste sur la nécessité de bâtir cette normalisation dans le respect de deux principes fondamentaux du droit international : l’intégrité territoriale et la souveraineté des États. La diplomatie française plaide également pour le développement d’une connectivité régionale accrue, notamment en matière d’infrastructures et d’échanges économiques, considérée comme un levier de stabilisation durable dans le Caucase.
Cette approche s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques menés depuis plusieurs années pour accompagner le processus de paix entre Erevan et Bakou, à la suite des tensions liées au conflit du Haut-Karabakh.
Vers un partenariat stratégique entre Paris et Erevan
Au-delà des enjeux régionaux, les discussions ont également porté sur les relations bilatérales entre la France et l’Arménie. Les deux pays travaillent actuellement à la conclusion d’un partenariat stratégique qui vise à renforcer leur coopération dans plusieurs domaines.
La France entretient historiquement des liens étroits avec l’Arménie, nourris à la fois par une proximité politique et par l’existence d’une importante diaspora arménienne en France. Cette relation s’est progressivement structurée autour de coopérations dans les domaines diplomatique, économique, culturel et éducatif.
La perspective d’un partenariat stratégique pourrait permettre d’approfondir ces relations, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de la sécurité et de la gouvernance démocratique.
La France réaffirme son soutien à la souveraineté arménienne
À l’issue de l’entretien, Jean-Noël Barrot a tenu à rappeler « l’engagement indéfectible de la France » en faveur de la souveraineté de l’Arménie et de la résilience de ses institutions démocratiques.
Ce soutien s’inscrit dans la stratégie plus large de la diplomatie française visant à renforcer la stabilité et la sécurité dans le Caucase du Sud, une région stratégique située au carrefour de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.
Dans un contexte international marqué par de multiples tensions géopolitiques, la relation entre Paris et Erevan apparaît ainsi comme un élément clé de l’équilibre diplomatique régional. La conclusion prochaine d’un partenariat stratégique pourrait marquer une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays et dans l’implication de la France dans la stabilisation du Caucase.
