Hauts-de-France : deux conventions pour accélérer la transformation du Bassin minier et de la Sambre-Avesnois-Thiérache

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Ce 2 septembre marque une étape importante pour le Nord et le Pas-de-Calais. Le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, François Rebsamen, et la ministre chargée du Logement, Valérie Létard, ont officialisé la signature de deux accords majeurs : la convention 2025-2027 de l’Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier (ERBM) et le troisième Pacte pour la réussite de la Sambre-Avesnois-Thiérache (2025-2029). Deux initiatives structurantes pour renforcer l’attractivité, améliorer la qualité de vie et soutenir le développement économique des territoires.

Le Pacte SAT 3 : un levier pour l’emploi, la santé et la sécurité

Depuis 2018, les pactes successifs ont profondément transformé la Sambre-Avesnois-Thiérache. Modernisation des infrastructures (RN2, canal de la Sambre à l’Oise), soutien aux services publics, valorisation culturelle ou encore transition écologique : plus de 850 millions d’euros ont déjà été investis dans les deux premiers volets.

Avec le Pacte SAT 3, l’État, la Région Hauts-de-France et les départements du Nord et de l’Aisne poursuivent cette dynamique. Le nouvel accord met l’accent sur trois priorités :

  • renforcer l’attractivité économique et agricole, notamment grâce au recyclage foncier et à la poursuite du désenclavement routier et ferroviaire ;
  • changer le quotidien des habitants via des dispositifs de formation et de réinsertion, comme l’ouverture d’un nouvel Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) à Maubeuge et l’extension de l’École de la deuxième chance ;
  • améliorer la sécurité, avec la création d’une brigade dédiée aux violences intrafamiliales et le renforcement des effectifs de police et de gendarmerie.

Au total, 45 millions d’euros de crédits exceptionnels seront mobilisés par l’État sur cinq ans, auxquels s’ajoutent 3 millions d’euros du Département du Nord et des financements complémentaires de la Région. Ces moyens viennent s’ajouter aux budgets de droit commun, prioritairement fléchés sur le territoire, afin de garantir l’effet levier et la continuité des investissements.

Comparé aux deux premiers pactes, le Pacte SAT 3 affiche une approche plus transversale. Là où les premiers volets ont surtout posé les bases en matière d’infrastructures et de services publics, le troisième mise sur l’accompagnement social, la sécurité et la valorisation du patrimoine comme leviers d’attractivité.

ERBM 2025-2027 : poursuivre la mutation du Bassin minier

Le Bassin minier a déjà connu de profondes transformations depuis 2017 : réhabilitation de 15 500 logements, réaménagement de 300 hectares d’espaces publics, création de 3 700 emplois et implantation de deux gigafactories dans le Valenciennois. L’investissement public, à hauteur de 208 millions d’euros dont 131 millions apportés par l’État, a été déterminant pour enclencher cette dynamique.

La convention 2025-2027 vise à amplifier ces efforts autour de cinq axes stratégiques :

  • améliorer l’habitat, avec la poursuite des réhabilitations et la décarbonation du chauffage ;
  • faciliter les mobilités, grâce à l’amélioration des grands axes routiers et au développement des mobilités douces et inclusives ;
  • favoriser l’accès à l’emploi, via des clauses d’insertion dans les grands chantiers et l’adaptation des formations aux besoins économiques émergents ;
  • promouvoir la santé, avec la modernisation des équipements hospitaliers, le développement des maisons de santé et des actions de prévention ciblées ;
  • valoriser le patrimoine naturel, culturel et minier, pour renforcer l’attractivité touristique et résidentielle.

Le financement mobilisé reste conséquent. L’État, la Région et les Départements poursuivent leur engagement, avec une logique de cofinancement qui permet de démultiplier les effets. Ce modèle a déjà fait ses preuves : chaque euro investi dans la réhabilitation des logements miniers a généré des retombées positives, tant pour les entreprises locales du bâtiment que pour le pouvoir d’achat des habitants via la baisse des factures énergétiques.

Une gouvernance partagée et de proximité

La réussite de ces deux dispositifs repose sur une gouvernance partenariale et décentralisée. L’État, la Région Hauts-de-France, les Départements, les intercommunalités et les communes s’associent aux acteurs économiques, sociaux et associatifs. Des comités de pilotage réguliers permettent d’évaluer l’avancée des projets, d’ajuster les priorités et de maintenir une transparence vis-à-vis des habitants.

Cette gouvernance partagée est un marqueur fort. Elle témoigne d’une volonté de dépasser les logiques descendantes pour associer les territoires à la définition de leur avenir. Elle permet également une meilleure mobilisation des financements européens, particulièrement utiles pour les projets transfrontaliers avec la Belgique dans le cadre du Pacte SAT.

Une ambition commune pour les Hauts-de-France

Qu’il s’agisse du Pacte SAT 3 ou de la convention ERBM, l’objectif affiché est clair : accompagner la reconversion de territoires longtemps fragilisés par les crises industrielles et sociales. L’État et les collectivités entendent bâtir un avenir plus dynamique, solidaire et connecté pour les 1,2 million d’habitants concernés.

Ces deux conventions incarnent une politique de proximité et de transformation, où les habitants sont placés au cœur des projets, et où l’investissement public agit comme catalyseur de renouveau territorial. Le cap est désormais fixé : donner aux Hauts-de-France les moyens d’affirmer leur place comme région industrielle, culturelle et sociale de premier plan en Europe.

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