BCE, taux et prime de risque : la France face à ses propres fragilités

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La Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 25 points de base, portant le taux de dépôt à 2,5 % et le taux de refinancement à 2,65 %. Une décision cohérente au regard de l’inflation en zone euro, mais qui masque une réalité plus préoccupante pour la France : le vrai danger vient moins de Francfort que de Paris. Une hausse de taux BCE anticipée, justifiée par l’inflation persistante La décision de la BCE intervient dans un contexte où l’inflation en zone euro demeure supérieure à l’objectif de 2 % fixé par l’institution. Plusieurs facteurs continuent d’alimenter les risques sur les prix. Les tensions géopolitiques ont poussé le cours du pétrole au-delà de 100 dollars le baril. À cela s’ajoutent des pressions potentiellement plus structurelles : les besoins croissants en infrastructures et en énergie liés au développement de l’intelligence artificielle, ainsi que les risques climatiques pesant sur les...

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