Wiremind : 35 M€ levés auprès d’IronWave, Bpifrance et Seaya, les fondateurs restent majoritaires

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Wiremind, éditeur de logiciels d’optimisation des prix et des capacités pour le transport de voyageurs et l’événementiel, annonce mardi 6 octobre sa première levée de fonds : 35 M€. Après douze ans de croissance autofinancée. Changement de carburant.

L’éditeur annonce, mardi 6 octobre 2026, avoir levé 35 M€ lors de ce qu’il qualifie de « first strategic funding round » (en anglais dans le communiqué), publié sur son blog. Le tour réunit trois nouveaux investisseurs : IronWave (anciennement Wendel Growth), Bpifrance Investissement, via son fonds Large Venture, et Seaya Andromeda.

Colin Girault-Matz et Charles Pierre gardent le contrôle de Wiremind

Les deux cofondateurs, Colin Girault-Matz, directeur général, et Charles Pierre, directeur technique, restent actionnaires majoritaires, précise le communiqué. L’entreprise, créée en 2014, s’était jusqu’ici développée sans capitaux extérieurs.

Victoire Laurenty, fondatrice et General Partner d’IronWave, le souligne dans le communiqué : en douze ans, les deux dirigeants et leurs équipes ont bâti leurs systèmes « without a single euro of outside capital » (en anglais dans le communiqué).

Côté Bpifrance, le communiqué cite Adrien Neel, Investment Director au sein du fonds Large Venture. Pour sa part, Pablo Pedrejón intervient au nom de Seaya Andromeda, avec le titre de Partner.

Des chiffres de croissance pour 2025, de CAYZN à EVENTORI

Le communiqué avance plusieurs indicateurs. Wiremind compte plus de 80 clients, dont 23 arrivés en 2025. Son chiffre d’affaires progresse de 67 % sur l’année 2025. L’entreprise se dit rentable et autofinancée depuis sa création.

Deux produits sont mis en avant. CAYZN, utilisé par plus de 20 opérateurs, affiche un ARR (revenu annuel récurrent) en hausse de 81 % en 2025. EVENTORI, dédié à l’événementiel, enregistre une croissance de 140 % la même année, avec plus de 2 millions de billets analysés et plus de 40 clients.

Quant à l’ordre de grandeur de l’activité, il n’apparaît pas dans le communiqué. Selon CFNEWS, qui décrit l’éditeur comme un spécialiste des logiciels de tarification et d’optimisation des capacités pour le transport, le fret et l’événementiel, l’ARR atteint environ 20 M€. L’article est partiellement en accès payant : seul son résumé a pu être consulté.

Moyen-Orient, Asie-Pacifique et grands modèles de langage au programme

Les fonds doivent financer deux chantiers, indique le communiqué. D’abord l’expansion internationale : poursuite de la croissance en Amérique du Sud, et entrée au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique.

Ensuite la recherche et développement sur l’intelligence artificielle, avec l’intégration de grands modèles de langage au moteur de décision et aux outils de la plateforme. Les modèles génératifs viennent compléter les moteurs existants, présente le communiqué, plutôt que de se substituer à eux.

Un tour partagé entre capital français et capital espagnol

La composition du tour mêle un fonds d’investissement issu du groupe Wendel, l’investisseur public Bpifrance et un fonds espagnol, Seaya Andromeda. Le communiqué ne détaille pas la répartition des 35 M€ entre les trois investisseurs, ni la valorisation, ni la part du capital cédée.

Il ne précise pas davantage les effectifs de l’entreprise. Aucun calendrier de déploiement au Moyen-Orient ou en Asie-Pacifique n’est communiqué.

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