Le groupe français Safran a annoncé, le 13 février 2026 à Casablanca, l’implantation d’une nouvelle usine dédiée à la production d’équipements de trains d’atterrissage. L’annonce a été faite sous la présidence effective de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, en présence de Ross McInnes, président du conseil d’administration de Safran. Ce projet industriel d’envergure s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à accompagner la montée en cadence des programmes monocouloirs, en particulier l’Airbus A320.
Un site stratégique au cœur d’un hub aéronautique en expansion
Implantée au sein de la zone aéroportuaire de Casablanca, la future usine représentera un investissement de plus de 280 millions d’euros. D’une superficie de 26 000 m², elle sera consacrée aux systèmes d’atterrissage pour avions court et moyen-courriers. Le site intégrera deux expertises clés de Safran Landing Systems : la fabrication de composants et de modules de trains d’atterrissage, ainsi que la production d’équipements hydrauliques associés.
Cette nouvelle implantation répond à un impératif industriel clair : renforcer les capacités de production face à l’augmentation soutenue des cadences d’Airbus sur le programme A320, pilier du transport aérien mondial. En se dotant d’un outil de production moderne au plus près de ses marchés stratégiques, Safran entend améliorer sa résilience, sa compétitivité et sa capacité d’adaptation aux cycles du secteur.
L’usine doit entrer en service en 2029 et employer, à terme, près de 500 salariés qualifiés. Un programme ambitieux de formation sera déployé en partenariat avec les acteurs locaux afin de développer les compétences spécifiques requises par ces métiers de haute technicité.
Le Maroc, maillon central de la stratégie industrielle de Safran
Pour Safran, le choix du Maroc repose sur la robustesse de son écosystème industriel et la qualité de ses talents. Le Royaume s’est imposé ces dernières années comme un hub aéronautique de premier plan en Afrique et en Méditerranée, attirant des investissements structurants dans l’assemblage, la maintenance et la production d’équipements aéronautiques.
Cette annonce intervient dans la continuité de décisions récentes du groupe, notamment l’implantation à Casablanca d’une ligne d’assemblage et d’un centre de maintenance pour le moteur LEAP. Elle confirme la place stratégique du Maroc dans le dispositif industriel global de Safran et la solidité des relations entre le groupe français et les autorités marocaines.
Présent depuis 26 ans dans le pays, Safran y emploie aujourd’hui environ 5 000 personnes réparties sur dix sites. Le groupe s’y positionne comme leader du secteur aéronautique, en lien étroit avec les industriels locaux, les institutions gouvernementales et les centres de formation.
Une production 100 % décarbonée, enjeu de compétitivité
Au-delà des enjeux industriels, le projet s’inscrit également dans une trajectoire environnementale assumée. Dans le cadre de l’accord signé en 2025 entre Safran et le gouvernement marocain, garantissant l’accès à une énergie renouvelable pour les sites du groupe au Maroc, la nouvelle usine sera alimentée à 100 % en électricité décarbonée.
Ce choix énergétique constitue un levier stratégique dans un contexte où la décarbonation de la chaîne de valeur aéronautique devient un facteur déterminant de compétitivité. En sécurisant un approvisionnement en énergie renouvelable, Safran renforce la soutenabilité de son modèle industriel tout en répondant aux exigences croissantes de ses clients.
Avec cet investissement majeur à Casablanca, Safran confirme sa volonté de consolider son ancrage international tout en structurant une chaîne industrielle capable d’accompagner la croissance du transport aérien mondial. Un signal fort, à la fois industriel, géopolitique et environnemental.


