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Les bases nautiques doivent se réinventer entre canicule et inflation

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Elles sont de plus en plus présentes. Sur les lacs, au bord de la mer, les bases nautiques ne connaissent pas la crise. Du moins en apparence… Car elles sont de plus en plus nombreuses sur les plages et lacs de France. Mais, cette profession connaît elle aussi son lot de bouleversements comme nous allons le voir.

La canicule : un cadeau empoisonné pour les bases nautiques

Les fortes chaleurs sont a priori une bonne nouvelle car ce type de loisirs car elles dopent la fréquentation de ces équipements rafraîchissants. Mais, en réalité, la canicule est un cadeau empoisonné pour le secteur. Dans les lacs, par exemple, certaines bases nautiques sont exposées à des risques bactériologiques, la chaleur favorisant l’apparition d’algues ou de bactéries dangereuses pour l’homme. Ainsi, certaines bases nautiques doivent purement et simplement fermer car le plan d’eau sur lequel elles sont situées sont interdits à la baignade.

Mais, si ce risque extrême ne touche que peu de waterparks, les fortes chaleurs attirent toujours plus de visiteurs. Or, ces installations sont parfois sous-dimensionnées, ce qui cause nombre de désagréments. Les touristes vivent une mauvaise expérience, car la fréquentation dépasse toutes les prévisions. Face à ce type d’événements, les bases nautiques essaient de se développer d’une année sur l’autre. C’est le cas par exemple du WaterJump de Pont-à-Mousson, qui a ouvert de nouvelles piscines cette année.

Le coût de l’énergie : autre facteur à prendre en compte

Les bases nautiques doivent aussi prendre en compte la hausse des prix de l’énergie. Ainsi, de plus en plus de bases nautiques concentrent leurs investissements vers des loisirs sans énergie comme le paddle ou le kayak. Le jetski, la bouée tractée et les autres loisirs consommateurs d’énergie doivent absolument voir leur prix augmenter, pour que les bases nautiques puissent préserver leur marge.

Or, avec l’inflation, le porte-monnaie des Français est de moins en moins rempli. Leur budget vacances n’a pas été sacrifié mais ils ont dû faire quelques arbitrages, et les loisirs en font partie. L’avenir des bases nautiques est donc encore incertain. Mais leur essor est sans précédent compte tenu du besoin d’infrastructures nautiques pour profiter de l’eau dans toute la France. Leur durée d’ouverture augmente, allant de la mi-juin à la mi-septembre, même si la période d’été demeure leur coeur d’activité.

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