Annoncé par le président de la République à la fin de l’année 2025, et l’annonce de son nom il y a quelues jours,le programme de porte-avions de nouvelle génération (PA-NG) franchit une étape décisive avec son lancement en phase de réalisation. Ce projet structurant doit permettre à la France de maintenir, à l’horizon 2038, une capacité de projection de puissance aéronavale autonome, en remplacement du Charles de Gaulle.
Un programme stratégique pour la souveraineté française
Le PA-NG s’inscrit au cœur de la stratégie de défense française. Véritable pilier de la dissuasion et de la projection de puissance, ce futur porte-avions permettra à la France de conserver son rang parmi les rares nations capables d’opérer un groupe aéronaval complet.
Le programme est placé sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction générale de l’armement et du Commissariat à l’énergie atomique, témoignant de son importance à la fois militaire et technologique. Il repose sur une propulsion nucléaire, garantissant endurance et autonomie opérationnelle.
Trois industriels majeurs assurent la maîtrise d’œuvre : Naval Group, Chantiers de l’Atlantique et TechnicAtome. Leur collaboration incarne la capacité de la France à mener des programmes complexes à forte intensité technologique.
Une mobilisation industrielle d’ampleur nationale
Au-delà des maîtres d’œuvre, le PA-NG mobilise un large écosystème industriel sur près de deux décennies. De nombreux acteurs de la base industrielle et technologique de défense (BITD) sont impliqués, parmi lesquels Dassault Aviation, MBDA et Thales.
Ce programme structurant devrait générer des retombées significatives pour l’économie française, tant en matière d’emplois que d’innovation. Il constitue également un levier majeur pour la recherche et développement dans des domaines clés tels que le nucléaire, les systèmes embarqués ou encore l’aéronautique navale.
Un horizon 2038 pour une nouvelle capacité opérationnelle
Le calendrier du programme s’inscrit dans le temps long, avec une entrée en service prévue à l’horizon 2038. Cette échéance correspond au retrait programmé du Charles de Gaulle, garantissant ainsi une continuité capacitaire pour la Marine nationale.
Au-delà du simple remplacement, le PA-NG ambitionne de franchir un cap technologique, avec des capacités accrues en matière de projection aérienne, de connectivité des systèmes et d’intégration au combat naval de nouvelle génération.
Par son ampleur et sa durée, ce programme s’impose comme l’un des piliers de la souveraineté industrielle et militaire française pour les décennies à venir.

