À quelques jours de l’ouverture de la COP30 au Brésil, la France réaffirme sa position de moteur international de la finance climatique. En 2024, elle a consacré 7,2 milliards d’euros aux pays en développement pour soutenir la lutte contre le changement climatique, dont 3 milliards spécifiquement dédiés à l’adaptation — un engagement en hausse par rapport à 2023.
Des investissements solidaires pour une planète plus résiliente
Ces financements reposent principalement sur les prêts et dons du groupe Agence française de développement (AFD) et de Proparco, complétés par près de 720 millions d’euros de financements privés mobilisés. Ils visent à renforcer la résilience des pays du Sud face aux dérèglements climatiques, tout en soutenant des projets favorisant la croissance durable et la stabilité.
Pour Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, cette progression illustre une priorité constante : accompagner les populations les plus vulnérables et consolider une approche de « finance climat équitable et ambitieuse ».
Une diplomatie climatique tournée vers la justice et la coopération
La France s’engage aux côtés d’États comme le Kenya, la Barbade ou encore le Bénin pour promouvoir de nouvelles sources de financement innovantes destinées à soutenir des transitions justes. Cette coalition internationale, portée par Paris, vise à mieux répartir les efforts entre les pays du Nord et du Sud dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a rappelé que dix ans après l’Accord de Paris, la dynamique reste positive :
« Pour 1 euro investi dans les énergies fossiles, 2 euros sont désormais consacrés aux énergies renouvelables. Nous accélérons vers la sortie du charbon, pour rendre les économies plus souveraines et moins dépendantes. »
Une stratégie qui concilie écologie et souveraineté économique
Le ministre de l’Économie Roland Lescure a pour sa part souligné le rôle stratégique et souverain de ces financements : ils permettent non seulement de réduire les coûts futurs liés aux crises climatiques, mais aussi de créer des opportunités économiques pour les filières françaises de la transition énergétique. Il appelle néanmoins à « renforcer l’efficience » de ces dispositifs via une réforme des institutions financières internationales, afin de maximiser l’impact de chaque euro investi.
À l’approche de la COP30 de Belém, la France entend ainsi incarner une double ambition : soutenir les pays du Sud dans leur adaptation climatique tout en consolidant sa propre stratégie de transition et de souveraineté énergétique. Une ligne claire, fidèle à l’esprit de l’Accord de Paris.
