Réunis à Bangkok à l’occasion des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, économistes et stratèges ont confronté leurs lectures d’une économie mondiale résiliente mais fragilisée par des déséquilibres croissants. Entre promesses de l’intelligence artificielle, transmission monétaire incertaine et concentration patrimoniale, le rendement du capital s’impose comme la question centrale de ce cycle. L’IA face à l’épreuve du rendement du capital engagé L’intervention de Nouriel Roubini a tranché avec le registre habituellement prudent de ces assemblées. L’économiste, connu pour ses anticipations de crise, envisage désormais que la convergence de l’intelligence artificielle, de la robotique et d’autres innovations technologiques puisse porter la croissance potentielle américaine de 2 % à 4 % par an d’ici la fin de la décennie. Un tel changement de régime améliorerait, toutes choses égales par ailleurs, la soutenabilité des dettes publiques et privées. Mais la question de la géographie de la valeur créée s’est immédiatement...
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