Blast ouvre aux particuliers l’accès aux startups de Y Combinator

Anthony Bourbon - Crédits photo : Founder Agency

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Le club d’investissement Blast, fondé par Anthony Bourbon et Samuel Guez, se positionne comme un passeur inédit entre l’écosystème français et la « machine à licornes » de Y Combinator (YC), en offrant à ses membres la possibilité d’investir dans plusieurs startups issues des promotions Spring et Summer 2025 de l’accélérateur californien.

Blast : un club d’investissement français à l’offensive, ouvert à tous

Créé en 2023, Blast revendique plus de 200 millions d’euros investis et s’affirme comme « le club d’investissement le plus actif de France ». L’équipe (60+ collaborateurs) dit concentrer ses tickets sur les nouvelles technologies (deeptech, IA, biotech, medtech) et fédérer un réseau de plus de 10 000 membres. L’objectif : accélérer en 2026 pour soutenir plus d’une centaine de startups par an, pour « plusieurs dizaines de millions d’euros ».

Cette montée en puissance s’appuie, selon Blast, sur un sourcing « amont » des meilleurs deals YC : plus de 150 rendez-vous réalisés en trois semaines, des discussions avant les Demo Days, et une méthode assumée « à la Silicon Valley » pour se positionner vite et tôt sur les tours. Les premiers tickets sur Spring et Summer 2025 auraient mobilisé « plusieurs millions d’euros ».

YC, filtre mondial et aimant à capital

Depuis 2005, Y Combinator a accompagné plus de 5 000 entreprises, parmi lesquelles Airbnb, Stripe, Dropbox, Reddit, Coinbase, DoorDash, Instacart ou Twitch. Sa sélectivité (≈ 1 % d’acceptation sur plus de 20 000 candidatures par trimestre) et son bilan cumulé (valorisation agrégée > 800 Md$) en font un marqueur de qualité pour investisseurs institutionnels et business angels. Environ 50 % des startups YC lèvent une série A, 6 % deviennent des licornes et 12 % de ces licornes passent le cap des décacornes.

Dans ce contexte, Blast revendique une proposition différenciante pour les particuliers : donner un accès « privilégié » à un deal-flow traditionnellement réservé aux fonds et aux investisseurs très connectés à San Francisco. Pour les fondateurs, l’argument est double : levée plus fluide (grâce au réseau d’investisseurs du Club) et accompagnement par des entrepreneurs-investisseurs familiers des enjeux opérationnels.

Une légitimité entrepreneuriale pour séduire les fondateurs

La thèse de Blast s’enracine dans le parcours de ses fondateurs, « entrepreneurs avant d’être investisseurs ». Anthony Bourbon s’est fait connaître avec Feed. (près de 30 M€ levés en trois ans), avant de lancer ce club pour investir « aux côtés d’entrepreneurs expérimentés » et populariser l’investissement tech auprès d’une communauté élargie. Cette approche, « très en phase avec la culture YC », vise à rassurer des équipes fondatrices qui cherchent des partenaires capables d’appuyer la stratégie produit, la distribution et la préparation des tours suivants.

À court terme, Blast entend capitaliser sur les premiers tickets YC pour asseoir son positionnement européen : accélérer le rythme d’investissement, professionnaliser encore le tri des dossiers (notamment en IA, B2B SaaS et fintech) et structurer un pont régulier entre les promotions YC et l’épargne dynamique française. En filigrane, l’ambition est claire : faire de la sélectivité YC un levier de performance pour des investisseurs particuliers organisés en club — tout en rappelant les fondamentaux de prudence : risque de perte en capital, faible liquidité et absence de garantie de performance.

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