France – Centrafrique : relance stratégique d’un partenariat bilatéral renforcé

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En déplacement à République centrafricaine les 12 et 13 mars 2026, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a acté, avec son homologue Sylvie Notéfé, une nouvelle phase de coopération entre Paris et Bangui, dans un contexte de recomposition des équilibres en Afrique centrale.

Une relation bilatérale relancée sur des bases politiques et économiques

Au cœur des échanges : la consolidation d’un partenariat “renouvelé”, fondé sur le respect mutuel, la transparence et des intérêts partagés. Cette dynamique s’inscrit dans la feuille de route validée en 2024 par Emmanuel Macron et Faustin-Archange Touadéra.

Les deux ministres ont souligné l’intensification récente du dialogue politique, ainsi que la relance progressive de projets structurants dans de nombreux secteurs : gouvernance, justice, santé, éducation, formation professionnelle, ou encore transition écologique.

Cette approche globale traduit la volonté française de maintenir une présence structurante dans un pays où son influence a été concurrencée ces dernières années, notamment sur le plan sécuritaire.

Un soutien financier et institutionnel assumé

Paris a confirmé son engagement en faveur de la stabilisation et du développement du pays, avec notamment l’octroi d’un prêt de 25 millions d’euros destiné à soutenir les finances publiques centrafricaines et les secteurs sociaux, en particulier la santé.

Ce soutien s’inscrit dans une logique plus large d’accompagnement institutionnel et de financement de projets structurants, visant à renforcer la capacité de l’État centrafricain à répondre aux besoins de sa population.

De son côté, Bangui a exprimé sa volonté de renforcer les investissements et les coopérations techniques avec la France, notamment dans les domaines de la formation, de l’administration et du développement économique.

Une coopération sécuritaire et multilatérale toujours centrale

Au-delà du bilatéral, les discussions ont également porté sur les enjeux sécuritaires régionaux en Afrique centrale, dans un contexte marqué par une instabilité persistante.

Les deux parties ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme et au respect de la souveraineté des États, tout en saluant le rôle des dispositifs internationaux présents sur le terrain, notamment la MINUSCA, ainsi que les missions européennes EUTM RCA et EUAM RCA.

Ces dispositifs restent essentiels pour accompagner la stabilisation du pays et la montée en puissance de ses capacités sécuritaires.

Diplomatie d’influence et projection dans l’avenir

La visite a également été marquée par l’inauguration du bureau d’Expertise France à Bangui et le lancement d’un nouveau bâtiment de l’Institut Pasteur, symboles d’une coopération concrète et visible.

Enfin, Jean-Noël Barrot a transmis l’invitation de la France au président centrafricain pour participer au sommet Africa Forward, prévu à Nairobi en mai prochain, confirmant la volonté de Paris de réinscrire la relation franco-centrafricaine dans une dynamique régionale plus large.

À travers ce déplacement, la France cherche clairement à réaffirmer son rôle en Centrafrique, en misant sur une stratégie combinant appui institutionnel, coopération économique et présence multilatérale, dans un environnement géopolitique de plus en plus concurrentiel.

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