La situation sécuritaire au Liban connaît une nouvelle dégradation après des tirs visant des soldats de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL). Paris dénonce des attaques « inacceptables » et appelle à une désescalade immédiate dans une région déjà marquée par de fortes tensions.
Des Casques bleus pris pour cible
La France a fermement condamné les tirs ayant visé à plusieurs reprises des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). Selon les autorités françaises, ces attaques sont le fait de groupes armés non étatiques, dans un contexte de forte instabilité au sud du Liban.
Ces incidents ravivent les inquiétudes quant à la sécurité des forces internationales déployées dans la région, dont le rôle est essentiel pour maintenir un équilibre fragile entre les différentes parties.
Paris appelle à une désescalade immédiate
Face à cette escalade, la France exhorte l’ensemble des acteurs à faire preuve de retenue et à revenir au cessez-le-feu conclu le 26 novembre 2024. Elle rappelle également l’importance du respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, pierre angulaire du dispositif de sécurité au Liban depuis 2006.
Dans ce cadre, Paris adresse des messages clairs aux différentes parties :
- le Hezbollah est appelé à cesser ses opérations et à remettre ses armes ;
- Israël doit mettre fin à son offensive terrestre, cesser ses frappes et respecter la souveraineté libanaise.
Le rôle central de la FINUL réaffirmé
La France insiste sur la nécessité de permettre à la FINUL d’exercer pleinement son mandat, notamment en garantissant sa liberté de mouvement sur le terrain. Elle rappelle que la protection des Casques bleus ainsi que la sécurité des installations et du personnel des Nations unies doivent être assurées conformément au droit international.
Dans un contexte régional particulièrement volatil, cette nouvelle attaque souligne la fragilité du cessez-le-feu et les risques d’un embrasement plus large. Pour Paris, seule une stricte application des engagements internationaux permettra d’éviter une nouvelle escalade au Liban.

