La France a réagi officiellement, le 15 janvier 2026, à l’annonce par les États-Unis du passage à la deuxième phase du plan de paix pour Gaza. Dans un communiqué publié par le Quai d’Orsay, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères souligne l’importance de cette étape, destinée à faire évoluer le cessez-le-feu vers une paix durable, dans le cadre fixé par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Cette déclaration intervient alors que cent jours se sont écoulés depuis l’annonce du cessez-le-feu, une période marquée par des besoins humanitaires majeurs, restés selon Paris insuffisamment pris en charge sur le terrain.
Une étape diplomatique décisive après cent jours de cessez-le-feu
Dans son communiqué, la France rappelle que le passage à cette deuxième phase du plan de paix doit permettre de transformer la suspension des combats en un processus politique structurant. Paris insiste sur le fait que la période ayant suivi le cessez-le-feu n’a pas permis de répondre pleinement à l’urgence humanitaire à Gaza, malgré l’ampleur des besoins de la population civile.
Le ministère souligne que cette nouvelle phase constitue donc un moment charnière, à condition que l’ensemble des engagements pris par les parties soient strictement respectés. La France appelle ainsi toutes les parties prenantes à s’abstenir de toute action susceptible de compromettre la mise en œuvre du plan.
Le rôle central des médiateurs internationaux
Le communiqué du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères exprime également la reconnaissance de la France à l’égard des pays ayant joué un rôle déterminant dans l’aboutissement de cette étape. Les efforts conjoints des États-Unis, de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie sont salués comme ayant permis de franchir un cap décisif dans le processus diplomatique.
Pour Paris, la poursuite de cette dynamique collective est essentielle afin d’assurer la crédibilité et la pérennité du plan de paix, dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions.
Un comité palestinien pour administrer Gaza
La France met en avant l’annonce de la création d’un comité technocratique palestinien, le comité national pour l’administration de Gaza (CNAG), présenté comme une première étape concrète dans la mise en œuvre de la deuxième phase du plan. Selon le Quai d’Orsay, ce comité incarne un début d’appropriation palestinienne du processus politique en cours.
Paris appelle à une réunion rapide de ce comité, à son déploiement effectif à Gaza et à l’engagement sans délai d’actions visant à répondre aux besoins urgents de la population. Cette action devra s’appuyer sur le soutien de l’Autorité palestinienne et de l’ensemble de la communauté internationale. La France affirme son intention de participer pleinement à cet effort.
Désarmement du Hamas et horizon politique
Dans son communiqué, la diplomatie française souligne également que la mise en place du CNAG doit ouvrir la voie à des évolutions politiques majeures. Elle évoque explicitement le désarmement du Hamas et le retour à Gaza d’une Autorité palestinienne réformée.
Pour la France, ces conditions sont indispensables afin de rétablir un horizon politique crédible, permettant la réalisation d’un État palestinien vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, conformément aux principes de la déclaration de New York.
Une mobilisation française dans la durée
Paris conclut en affirmant rester pleinement mobilisé pour accompagner la mise en œuvre des prochaines étapes du plan de paix, en lien étroit avec ses partenaires internationaux. La France réaffirme ainsi sa volonté de contribuer activement à une solution politique durable au conflit israélo-palestinien, dans le respect du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité.
