Alors que le commerce illicite du tabac est souvent pointé du doigt pour justifier la fiscalité sur les cigarettes, un rapport du Comité national contre le tabagisme (CNCT) révèle une stratégie d’influence méthodique menée par les fabricants. Présenté le 6 novembre à l’Assemblée nationale, le document « Tabac et marchés parallèles » démonte les mécanismes de communication et de lobbying mis en œuvre par les grands groupes, à commencer par Philip Morris International. Un rapport KPMG au service des cigarettiers Au cœur du dispositif, le rapport annuel de KPMG, financé à hauteur de 11 millions d’euros par an par Philip Morris, est qualifié par le CNCT d’« instrument de désinformation ». Derrière une apparente rigueur statistique, les auteurs s’appuient sur des données issues directement des fabricants, sans transparence sur les méthodes ni contrôle indépendant. Résultat : le rapport surestime considérablement l’ampleur du commerce illicite. Selon KPMG, près de la moitié...
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