DPE 2026 : l’électrification du chauffage au cœur de la transition énergétique

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Le gouvernement vient de publier au Journal officiel un arrêté qui modifie le calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE). À partir du 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité sera revu à la baisse. Objectif : favoriser le chauffage électrique, encourager le déploiement des pompes à chaleur et accélérer la sortie des énergies fossiles.

Un nouveau calcul du DPE en 2026

Le DPE 2026 abaissera le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire (CEP) de 2,3 à 1,9, aligné sur la valeur européenne actualisée. Cette révision permettra d’améliorer l’étiquette énergétique de nombreux logements chauffés à l’électricité, sans que d’autres habitations ne voient leur classement se dégrader.

Jusqu’ici, le mode de calcul pénalisait l’électricité, pourtant décarbonée à 95 % grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables, au profit du gaz et du fioul, énergies fossiles importées. En corrigeant cette distorsion, le gouvernement entend redonner toute sa place à l’électricité dans la rénovation énergétique des bâtiments et dans la stratégie climat française.

Un levier pour remplacer les chaudières fossiles

Cette évolution du DPE encouragera les propriétaires à remplacer leur chaudière au gaz ou au fioul par des pompes à chaleur (PAC). Ces équipements sont aujourd’hui considérés comme la solution de référence pour conjuguer performance énergétique et décarbonation. Alimentées par une électricité compétitive et produite en France, les PAC offrent un gain significatif d’étiquette énergétique et réduisent la dépendance aux importations.

Avec le plan Un million de PAC lancé en 2024, la France s’est dotée d’une filière industrielle solide, capable de répondre à la demande croissante. En ajustant le calcul du DPE, l’État envoie un signal fort aux ménages comme aux industriels : la transition énergétique passera par l’électrification du chauffage.

DPE 202§

Un choix stratégique pour la souveraineté énergétique

Au-delà de la performance thermique des logements, la réforme du DPE 2026 s’inscrit dans une logique de souveraineté énergétique. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, rappelle que « l’électricité est la clé pour tourner la page des énergies fossiles », tandis que Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Énergie, insiste sur l’opportunité industrielle : produire et déployer massivement des pompes à chaleur françaises.

À partir du 1er janvier 2026, tous les nouveaux DPE intégreront automatiquement ce nouveau coefficient. Les diagnostics réalisés auparavant resteront valides mais pourront être mis à jour gratuitement en ligne via l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe.

Une réforme qui renforce la stratégie climat de la France

En facilitant le recours au chauffage électrique et en accélérant la sortie des chaudières fossiles, le nouveau DPE 2026 contribue à réduire les émissions de CO₂ du secteur du bâtiment. Cette mesure complète les autres leviers de la politique climatique française : développement des énergies renouvelables, efficacité énergétique et réduction des importations fossiles.

Avec cette réforme, la France affirme sa volonté de s’appuyer sur son électricité décarbonée, souveraine et compétitive pour atteindre ses objectifs climatiques et consolider une filière industrielle stratégique.

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