La startup française ThrustMe a franchi le 20 octobre 2026 le cap symbolique de 100 satellites lancés avec ses systèmes de propulsion électrique à l’iode, à l’occasion de la mission Bandwagon-5 de SpaceX. Née d’une décennie de recherche au CNRS et à l’École polytechnique, l’entreprise équipe désormais des constellations en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, confirmant la montée en puissance industrielle du secteur spatial français. La propulsion à l’iode : une réponse à la congestion orbitale Un satellite dépourvu de propulsion demeure prisonnier de l’orbite où le lanceur l’a déposé. Or, dans une constellation, chaque engin doit rejoindre sa position propre, compenser le freinage atmosphérique, éviter les débris et désorbiter en fin de vie. Ces contraintes opérationnelles sont devenues des impératifs réglementaires. Depuis 2024, la Federal Communications Commission impose aux satellites autorisés en orbite basse de quitter leur trajectoire dans les cinq ans suivant leur mission. En...
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