La Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs inchangés, dans un contexte d’inflation persistante tirée par les prix de l’énergie. Si cette décision était largement anticipée par les marchés, elle n’apporte qu’un soulagement très limité à la France, dont les conditions de financement se sont considérablement dégradées. La hausse des taux longs français, désormais déconnectée du seul calendrier de la BCE, traduit une défiance croissante des investisseurs envers la trajectoire budgétaire du pays. Un statu quo de la BCE malgré une inflation toujours au-dessus des 2 % La BCE a choisi la prudence lors de sa dernière réunion de politique monétaire, maintenant ses taux directeurs à leur niveau actuel. Cette décision intervient au lendemain d’une décision similaire de la Réserve fédérale américaine, confirmant une tendance commune des grandes banques centrales à marquer une pause après un cycle de resserrement monétaire inédit. Pour autant, cette pause pourrait être de courte...
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