Le vol des données fiscales et cadastrales de 678 000 particuliers et professionnels auprès de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) soulève une menace inédite : le croisement des revenus déclarés avec les adresses domiciliaires ouvre la voie à des violences physiques ciblées, au-delà des fraudes numériques habituelles. Me Djamel Belhaouci, avocat pénaliste spécialisé en cybercriminalité, détaille les risques et les voies d’indemnisation disponibles pour les victimes. Piratage DGFiP : un croisement de données inédit qui expose à des violences physiques Les cyberattaques touchant des bases de données personnelles génèrent ordinairement des risques bien documentés : usurpation d’identité, hameçonnage ciblé, escroqueries en ligne. La fuite confirmée par la DGFiP présente toutefois une caractéristique que Me Djamel Belhaouci juge singulièrement préoccupante. Les données volées associent, pour chaque contribuable, le niveau de revenu déclaré et l’adresse physique du domicile. Cette combinaison dépasse le cadre de la fraude numérique. « C’est exactement le...
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