Deux appartements strictement identiques, même étage, même immeuble, même superficie : l’un supporte une taxe foncière inférieure de 37 % à celle de l’autre, soit près de 390 euros d’écart annuel. Ce paradoxe, documenté par la legaltech française orka.tax, est directement imputable aux anomalies de la valeur locative cadastrale, une base de calcul héritée des années 1970 que la quasi-totalité des propriétaires ne contrôle jamais. La valeur locative cadastrale, véritable clé de la taxe foncière Contrairement à une idée reçue solidement ancrée, la taxe foncière ne se calcule pas sur la valeur vénale d’un bien immobilier ni sur son loyer de marché. Elle repose sur la valeur locative cadastrale (VLC), une notion administrative fondée sur une surface dite pondérée, construite à partir de paramètres définis par le Code général des impôts et figés, pour l’essentiel, dans la réalité économique des années 1970. Cette surface pondérée intègre la surface réelle du...
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