La France dénonce une dérive d’annexion israélienne en Cisjordanie

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La France a fermement condamné les décisions récentes du gouvernement israélien visant à étendre son contrôle sur la Cisjordanie, y compris dans les zones A et B, pourtant placées sous administration palestinienne dans le cadre des accords existants. Paris y voit une violation grave du droit international et une remise en cause directe des accords d’Oslo et du protocole d’Hébron.

Ces annonces interviennent dans un contexte régional déjà extrêmement tendu, alors même que les efforts diplomatiques internationaux se concentrent sur la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de paix à Gaza.

Une remise en cause frontale du cadre juridique existant

Selon la diplomatie française, les mesures décidées par le cabinet de sécurité israélien portent atteinte aux fondements mêmes du processus de paix. En étendant son contrôle administratif et sécuritaire sur des zones censées relever de l’Autorité palestinienne, Israël fragilise les engagements pris dans les années 1990 et ouvre la voie à une transformation unilatérale du statut de la Cisjordanie.

Paris souligne que ces décisions constituent un précédent dangereux, susceptible d’entraîner une escalade politique et sécuritaire durable, au détriment de toute perspective de règlement négocié.

Le projet E1, symbole d’une logique d’annexion

La France pointe également l’approbation du projet E1, ainsi que la publication d’appels d’offres associés, comme un marqueur clair d’une stratégie d’annexion progressive. Ce projet, situé dans une zone stratégique entre Jérusalem-Est et les colonies israéliennes, est régulièrement dénoncé par la communauté internationale pour son impact sur la continuité territoriale d’un futur État palestinien.

Pour Paris, ces choix politiques vont à l’encontre de la solution à deux États et risquent d’anéantir les derniers leviers diplomatiques encore disponibles.

Un appel explicite à un recul immédiat

Face à cette situation, la France appelle Israël à revenir sans délai sur ces décisions et réaffirme son opposition totale à toute forme d’annexion, qu’elle soit directe ou de fait. Elle rappelle son attachement aux résolutions du Conseil de sécurité et aux principes consacrés par la déclaration de New York.

Paris assure enfin qu’elle poursuivra son engagement diplomatique en faveur d’une paix juste et durable, fondée sur le droit international, la sécurité de tous et la reconnaissance mutuelle des peuples israélien et palestinien.


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