Auto : la location longue durée (LLD) amortit le recul du marché automobile en juillet 2025

Location longue durée automobile

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Le marché automobile français poursuit sa baisse en juillet 2025, mais la location longue durée (LLD) confirme son rôle d’amortisseur. Alors que les immatriculations globales reculent de 6,2 % par rapport à l’année précédente, avec 148 172 véhicules contre 158 049 en juillet 2024, le canal de la LLD fait preuve d’une étonnante résilience. Avec 43 084 immatriculations, il représente désormais 29,1 % du marché total. Autrement dit, près d’un véhicule sur trois immatriculé en France le mois dernier est passé par ce mode de financement, devenu incontournable pour les entreprises.

La percée des hybrides non rechargeables

Au sein des motorisations, un basculement s’opère. Les hybrides non rechargeables (HEV et micro-hybrides mHEV) dominent désormais le renouvellement des parcs avec 31,7 % des immatriculations LLD. Cette catégorie illustre le compromis recherché par les flottes : une réduction sensible des émissions et des consommations, sans les contraintes de recharge électrique. Dans le détail, les micro-hybrides concentrent 17,4 % des immatriculations et les hybrides complets 14,3 %.

Les motorisations traditionnelles résistent encore, mais voient leur poids relatif diminuer. Le diesel conserve 22 % de part de marché en LLD, devant l’essence qui tombe à 17,1 %. Quant aux hybrides rechargeables (PHEV), longtemps considérés comme une passerelle vers le tout électrique, ils reculent à 7,8 %, preuve de leur adoption limitée face aux contraintes d’usage et de fiscalité.

L’électrique talonne le thermique

L’autre enseignement majeur de ce mois de juillet est la progression rapide du véhicule électrique. Avec 20,9 % des immatriculations LLD, il talonne le diesel (22 %) et dépasse désormais l’essence. La bascule est d’autant plus frappante qu’en l’espace de trois ans, la part des véhicules électriques dans les flottes de location longue durée a triplé, passant de 6 % à plus d’un cinquième du marché.

Cette accélération reflète à la fois l’évolution de l’offre des constructeurs, les incitations fiscales et les objectifs environnementaux que se fixent de nombreuses entreprises. Elle marque aussi la normalisation du véhicule électrique dans l’usage quotidien des flottes, qui n’est plus perçu comme une expérimentation mais comme une alternative crédible au thermique.

La LLD, pilier de la mobilité des entreprises

Plus largement, la photographie du marché confirme le rôle structurant de la location longue durée. Près de 60 % des véhicules d’entreprise (hors courte durée, démonstration et constructeurs) sont aujourd’hui immatriculés via ce canal. Au-delà du financement, la LLD permet aux entreprises d’intégrer plus facilement de nouvelles motorisations, en limitant les risques liés à la valeur résiduelle et aux évolutions réglementaires.

Dans un marché globalement orienté à la baisse, la LLD s’impose ainsi comme un amortisseur de cycle et un levier de transition énergétique. Les prochains mois permettront de confirmer si la trajectoire actuelle se poursuit, avec un véhicule électrique qui pourrait franchir rapidement le cap des 25 % d’immatriculations en LLD.

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