Le report à décembre 2027 de l’entrée en vigueur de plusieurs dispositions de l’AI Act, conjugué à l’accord politique sur l’omnibus IA et à la présentation du Cloud and AI Development Act, dessine un tournant dans la doctrine réglementaire européenne. L’Union européenne ne cantonne plus l’intelligence artificielle au seul registre du risque : elle en fait désormais un levier explicite de compétitivité industrielle et de souveraineté numérique. C’est l’analyse que livrent Yaël Cohen-Hadria, avocate associée chez EY Société d’avocats, et Diego Ferri, associé IA chez EY. L’AI Act reporté : une complexité technologique qui dépasse le cadre initial Le report à décembre 2027 des obligations initialement prévues pour août 2026 ne résulte pas d’une volonté de renoncement. Il traduit une difficulté structurelle que l’essor de l’intelligence artificielle générative a rendu incontournable : les usages se sont multipliés, les architectures techniques se sont densifiées, et l’émergence de l’IA agentique rend la...
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