Vallourec anticipe un ralentissement de sa rentabilité début 2026

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Après une année 2025 globalement solide, Vallourec aborde 2026 avec prudence. Le spécialiste français des tubes en acier prévoit un ralentissement de sa rentabilité opérationnelle au premier trimestre, en raison d’une baisse attendue des volumes de production. Le groupe reste toutefois confiant dans la solidité de ses marchés, notamment en Amérique du Nord.

Un premier trimestre 2026 attendu en retrait

Pour le premier trimestre 2026, Vallourec anticipe un résultat brut d’exploitation (RBE) compris entre 165 et 195 millions d’euros. Ce niveau serait inférieur à celui du premier trimestre 2025, qui s’était établi à 207 millions d’euros.

Ce recul attendu s’explique principalement par une baisse des volumes, alors que les commandes avaient déjà commencé à ralentir au second semestre 2025. Dans son activité principale, celle des tubes sans soudure destinés notamment au secteur énergétique, l’entreprise prévoit un RBE par tonne proche de celui enregistré au quatrième trimestre 2025, mais avec des volumes plus faibles.

Ce contexte traduit un ajustement cyclique du marché, après plusieurs années marquées par une forte demande liée à l’activité énergétique et aux investissements dans l’exploration pétrolière et gazière.

Une année 2025 marquée par un effet de change défavorable

Sur l’ensemble de l’exercice 2025, Vallourec a enregistré un RBE de 819 millions d’euros, contre 832 millions d’euros en 2024. Cette légère baisse s’explique principalement par un effet de change défavorable estimé à 47 millions d’euros.

Malgré ce contexte monétaire moins favorable, la performance du groupe est restée solide, en particulier sur la fin de l’année. Au quatrième trimestre 2025, Vallourec a ainsi généré un RBE de 214 millions d’euros, un niveau stable sur un an et en hausse de 2 % par rapport au trimestre précédent.

Cette performance s’inscrit dans la fourchette d’objectif que s’était fixée le groupe, comprise entre 195 et 225 millions d’euros.

L’Amérique du Nord reste un moteur stratégique

Pour l’année 2026, Vallourec anticipe des volumes de vente toujours élevés en Amérique du Nord, marché clé pour le groupe. La demande y reste soutenue, notamment dans l’industrie énergétique.

En revanche, les volumes à l’international pourraient reculer au premier semestre, conséquence directe du ralentissement des commandes observé l’an dernier.

Le groupe bénéficie toutefois d’un environnement commercial relativement favorable. Selon son PDG Philippe Guillemot, les mesures tarifaires mises en place dans certains marchés ont contribué à réduire les importations de tubes sans soudure, soutenant ainsi les producteurs locaux.

La diversification minière soutient les résultats

En parallèle de son activité industrielle, Vallourec poursuit également l’exploitation de ses activités minières. Le segment Mine & Forêts a généré 38 millions d’euros de RBE au quatrième trimestre 2025, en progression de 10 % par rapport au trimestre précédent.

Cette amélioration s’explique principalement par la hausse des prix du minerai de fer, même si celle-ci a été partiellement compensée par une baisse saisonnière des volumes.

Dans un contexte énergétique mondial marqué par de fortes tensions géopolitiques et par la remontée des prix du pétrole, l’activité de Vallourec reste étroitement liée aux investissements des compagnies énergétiques. Malgré un début d’année plus prudent, le groupe conserve donc des fondamentaux solides dans un secteur stratégique pour l’industrie énergétique mondiale.

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