Interparfums pénalisé par les droits de douane américains, mais confiant pour 2026

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En 2025, Interparfums a traversé une année marquée par des vents contraires internationaux. Si le groupe français de parfumerie maintient une dynamique commerciale solide, son bénéfice net publié recule sous l’effet des droits de douane américains et d’un contexte macroéconomique instable. La direction affiche toutefois une confiance intacte dans sa trajectoire stratégique à moyen terme.

Un bénéfice net en léger repli malgré une activité résiliente

Le spécialiste des parfums sous licence – notamment pour Jimmy Choo, Lacoste ou Coach – enregistre un bénéfice net de 12,6 millions d’euros en 2025, en baisse de 3 % par rapport à l’exercice précédent.

Ce recul s’explique principalement par l’impact des droits de douane mis en place aux États-Unis, qui ont représenté un coût de 7,6 millions d’euros sur l’année.

Hors effet de ces taxes, le résultat net retraité progresse de 2 %, atteignant 132,3 millions d’euros. Une performance qui illustre la solidité opérationnelle du groupe dans un environnement pourtant qualifié de « marqué par de nombreux facteurs exogènes ».

Le chiffre d’affaires 2025, déjà communiqué, ressort en hausse de 2 % à 899,2 millions d’euros. La marge opérationnelle s’établit à 19,5 %, contre 20,2 % en 2024, traduisant une légère érosion mais restant à un niveau élevé pour le secteur.

Effet dollar et incertitudes géopolitiques pèsent sur Interparfums

L’exercice 2025 a été affecté par plusieurs éléments défavorables :

  • un contexte géopolitique et macroéconomique perturbé
  • une évolution défavorable de la parité euro/dollar
  • la mise en place de droits de douane américains

La part du chiffre d’affaires libellé en dollars a dépassé 50 % en 2025, rendant le groupe particulièrement sensible aux variations de change. Cette exposition devrait continuer à peser à court terme, d’autant que la direction anticipe un premier trimestre 2026 impacté par une base de comparaison élevée et un calendrier de lancements plus tardif.

Une stratégie de développement maintenue

Malgré ces turbulences, le président-directeur général Philippe Benacin qualifie 2025 de « très bonne année en termes de stratégie », notamment grâce à l’intégration de trois nouvelles marques : les licences David Beckham, Nautica et Goutal.

Cette politique d’élargissement du portefeuille vise à soutenir la croissance des prochaines années. En 2026, le groupe prévoit d’augmenter ses investissements afin de préparer les nombreux lancements programmés pour 2027 et 2028, tout en maintenant une marge opérationnelle élevée, sur la base de la parité euro/dollar actuelle.

La direction souligne que la conjoncture limite encore la visibilité pour 2026, mais affirme que ces incertitudes n’entament pas sa confiance pour les exercices suivants.

Un dividende ajusté pour Interparfums en 2025

Interparfums proposera à l’assemblée générale du 24 avril un dividende de 1,05 euro par action, contre 1,15 euro versé au titre de 2024.

Cette légère baisse traduit une approche prudente dans un environnement international instable, tout en confirmant la volonté du groupe de continuer à rémunérer ses actionnaires.

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