Alors que le gouvernement affiche la réindustrialisation comme une priorité nationale, la Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs (Fipec) tire la sonnette d’alarme. Une nouvelle trajectoire budgétaire prévoit de réduire les moyens de l’OPCO 2i, l’opérateur de compétences interindustriel, de 13,2 millions d’euros dès 2026, puis de 3,3 millions supplémentaires en 2027. Une décision jugée contradictoire avec les besoins croissants de recrutement industriel. Une coupe budgétaire à contretemps de la réindustrialisation La nouvelle trajectoire financière imposée à l’OPCO 2i intervient dans un contexte particulièrement sensible pour l’industrie française. Depuis 2020, le nombre de contrats d’apprentissage gérés par cet opérateur de compétences interindustriel est passé de 55 000 à près de 79 000 en 2025, soit une progression de plus de 40 % en cinq ans. Cette dynamique, fruit d’un travail conjoint mené par les branches professionnelles, les entreprises, les centres de formation d’apprentis (CFA) et l’opérateur...
L'adhésion Abonné est requise
Vous devez être Abonné pour accéder à ce contenu.

