Le gouvernement envisage de renforcer le poids de l’orthographe dans l’obtention du brevet et du baccalauréat. Une décision qui dépasse le simple cadre pédagogique et rouvre le débat sur les inégalités scolaires en France. La Fondation AlphaOmega analyse les ressorts de ce recul structurel et propose des pistes concrètes pour y remédier. L’orthographe au bac, un marqueur social autant que scolaire En France, la maîtrise de l’orthographe a longtemps été considérée comme le socle des apprentissages fondamentaux. Pourtant, depuis les années 1980 et la politique de massification de l’enseignement secondaire — avec l’objectif affiché d’atteindre 85 % de bacheliers dans une génération — le niveau orthographique des élèves a reculé de manière continue et documentée. En réponse, les barèmes d’évaluation ont progressivement allégé les pénalités liées aux fautes, au risque de minorer un apprentissage pourtant structurant pour l’insertion professionnelle. La comparaison historique des épreuves est éloquente. En 1970, la dictée...
L'adhésion Abonné est requise
Vous devez être Abonné pour accéder à ce contenu.