La nouvelle filière aciers électriques du site ArcelorMittal France de Mardyck produit sa première bobine industrielle et entre en exploitation

Crédits photo : ArcelorMittal

Table des matières

Le groupe ArcelorMittal engage une phase cruciale de montée en puissance industrielle avec la mise en service progressive d’une nouvelle filière de production d’aciers électriques sur son site de Mardyck, en complément de l’unité de Saint-Chély-d’Apcher (Lozère). Cette étape vise à ajuster et préciser les outils et processus industriels nécessaires pour atteindre une capacité de production régulière, garantir la qualité et valider l’ensemble des lignes avant les premières livraisons de produits destinés aux secteurs de l’électro-mobilité et des énergies renouvelables. Les aciers électriques ainsi produits sont indispensables à la fabrication des moteurs et générateurs pour l’automobile, les éoliennes et l’industrie, et accompagnent la transition énergétique européenne.

Montée en puissance et conditions opérationnelles

La montée en capacité de la nouvelle filière résulte d’un chantier industriel et humain conséquent. Jusqu’à 400 personnes ont contribué au développement, à la construction et aux essais préalables des trois premières lignes : la ligne de préparation, la ligne de recuit-vernissage et la ligne de refendage. La production de la première bobine — pesant plus de 17 tonnes et approchant quatre kilomètres de longueur — marque un jalon déterminant et inaugure une phase d’essais en conditions réelles focalisée sur la sécurité, la qualité et la fiabilité des installations.

La montée en puissance d’un nouvel outil industriel requiert une exigence rigoureuse en matière de sécurité, de contrôle qualité et de fiabilité des process. Bruno Ribo, Directeur Général d’ArcelorMittal France, souligne cet engagement collectif : « Je salue chaleureusement le travail constant des équipes. Je sais toute l’énergie qu’il a fallu pour parvenir à cette étape essentielle. Je remercie l’ensemble des équipes impliquées ainsi que nos partenaires. Nous allons maintenant nous concentrer sur la montée en cadence et les premières livraisons. Avec bien sûr d’abord la sécurité, en tête de nos préoccupations. » Plusieurs mois seront nécessaires pour atteindre la pleine capacité opérationnelle. Les compétences et le savoir-faire des 175 membres de la nouvelle équipe, enrichis par les retours d’expérience et l’expertise du groupe, constitueront des leviers décisifs pour réussir cette montée en cadence.

Parallèlement aux opérations de montée en cadence, un programme structuré de contrôle qualité et d’amélioration continue est déployé. Il comprend des protocoles de qualification des équipements, des essais métrologiques et des procédures de validation des traitements de surface et de vernisage qui conditionnent les performances magnétiques. La coordination avec les fournisseurs d’alliages, les sous-traitants mécaniques et les partenaires logistiques permet de sécuriser les approvisionnements et d’optimiser les flux industriels. La digitalisation des processus et la mise en place d’indicateurs de performance faciliteront les ajustements rapides nécessaires au passage à une production stable et conforme aux exigences clients.

Un projet stratégique pour la transition énergétique

La nouvelle filière de Mardyck représente un investissement de 500 millions d’euros porté par ArcelorMittal et bénéficie d’un soutien de l’État français à hauteur de 25 millions d’euros dans le cadre du programme France 2030. Elle permet au groupe de tripler sa capacité de production d’aciers électriques en Europe. Avec l’unité de Saint-Chély-d’Apcher, la capacité européenne du groupe atteindra 295 000 tonnes par an. Fait notable, l’ensemble des aciers électriques d’ArcelorMittal en Europe sera produit en France, renforçant ainsi l’écosystème industriel national dédié à l’électromobilité.

Utilisés sous forme d’empilements de feuilles très fines — de l’ordre de 0,2 à 0,35 millimètre pour l’automobile — les aciers électriques se distinguent par des propriétés magnétiques et mécaniques optimisées : forte polarisation pour accroître la performance des moteurs, faibles pertes magnétiques pour améliorer l’autonomie des véhicules, et haute limite élastique afin d’assurer la tenue mécanique et la durabilité des équipements tels que générateurs et éoliennes. Ces caractéristiques expliquent leur rôle stratégique dans la compétitivité industrielle et la décarbonation des transports.

Sur le plan socio-économique, le projet génère un impact positif sur l’emploi local et la dynamique des filières françaises liées à la mobilité électrique. La concentration des capacités de production en France favorise la création de synergies industrielles et renforce la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux tensions géopolitiques et aux fluctuations de la demande mondiale. En maîtrisant les enjeux de sécurité, de conformité et de qualité, ArcelorMittal positionne la filière française d’aciers électriques comme un pilier de la transition énergétique et un vecteur de compétitivité industrielle durable.

Et si vous receviez notre newsletter mensuelle ?

    Plus d'articles