Le gouvernement poursuit sa stratégie de réindustrialisation en mettant en avant deux investissements majeurs dans le département de la Loire. En déplacement le 4 février 2026, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a salué deux projets structurants portés par URGO à Andrézieux-Bouthéon et par Nigay à Feurs. Deux initiatives emblématiques des ambitions françaises en matière de souveraineté industrielle, dans des secteurs clés que sont la santé et l’agroalimentaire.
Santé : une nouvelle usine URGO pour renforcer la souveraineté sanitaire
À Andrézieux-Bouthéon, le ministre a participé au lancement de la construction de la future usine d’URGO, dédiée à la production de textiles médicaux avancés. Ce site industriel sera spécialisé dans la fabrication de dispositifs destinés au traitement de maladies graves et invalidantes, un segment stratégique pour l’autonomie sanitaire nationale et européenne.
Labellisé « Choose France – Édition France » et soutenu par l’État ainsi que par les collectivités territoriales, ce projet vise à consolider la capacité de production locale de dispositifs médicaux. Dans un contexte marqué par les tensions sur les chaînes d’approvisionnement internationales et les leçons tirées des crises sanitaires récentes, la relocalisation de capacités industrielles dans le domaine de la santé apparaît comme un axe prioritaire de la politique industrielle.
Au-delà de l’enjeu stratégique, l’impact territorial est significatif : environ 200 emplois directs devraient être créés, ainsi que 115 emplois indirects à l’horizon de dix ans. Pour le gouvernement, il s’agit d’un signal fort envoyé aux territoires industriels, démontrant que la montée en gamme technologique peut s’inscrire durablement au cœur des bassins d’emploi régionaux.
Agroalimentaire : Nigay modernise son outil de production à Feurs
Le déplacement ministériel s’est poursuivi à Feurs, sur le site de Nigay, entreprise industrielle familiale centenaire et acteur de référence dans la fabrication de caramels et d’ingrédients caramélisés. Implantée de longue date dans la Loire, la société incarne le modèle des PME industrielles françaises enracinées dans leur territoire.
Le projet présenté au ministre vise à moderniser l’outil de production, accroître les capacités industrielles et améliorer la performance énergétique du site. Là encore, l’investissement est mis en valeur dans le cadre du programme « Choose France – Édition France », soulignant la volonté de soutenir non seulement les grands groupes, mais aussi les entreprises familiales qui structurent le tissu industriel national.
La modernisation industrielle s’accompagne d’un objectif de compétitivité renforcée face à la concurrence internationale, tout en s’inscrivant dans une logique de transition énergétique. L’amélioration de la performance énergétique des installations répond à la double exigence de maîtrise des coûts et de décarbonation progressive des processus industriels.
Une réindustrialisation ancrée dans les territoires
À travers ces deux visites, l’exécutif met en avant une vision cohérente de la réindustrialisation : produire en France ce qui est jugé stratégique, soutenir l’innovation technologique, et consolider l’emploi industriel dans les territoires.
Comme l’a déclaré Sébastien Martin, « la souveraineté industrielle de la France et de l’Europe repose sur notre capacité à produire ici ce qui est stratégique ». En soutenant les projets d’URGO et de Nigay, le gouvernement affirme vouloir conjuguer préférence française et européenne, emploi durable et valorisation des savoir-faire industriels d’excellence.
Dans la Loire, ces deux initiatives illustrent ainsi une dynamique plus large : celle d’une industrie française qui cherche à regagner des marges d’autonomie, tout en s’appuyant sur des entreprises capables d’investir, d’innover et de créer de la valeur localement.


