Albioma rachète la Ferme Solaire de Corossony en Guyane : un pas de plus pour la souveraineté énergétique des outre-mer

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Albioma a finalisé l’acquisition de 100 % des titres de la société Ferme Solaire de Corossony, exploitant d’une centrale solaire en Guyane française. L’opération, conseillée par le cabinet ADVANT Altana, s’inscrit dans un projet de repowering destiné à augmenter la capacité de production et à mieux sécuriser l’approvisionnement électrique du territoire.

Un deal stratégique pour accélérer le « repowering » en Guyane

L’acquisition s’intègre à un programme plus large de modernisation de la centrale (repowering) afin d’accroître la production d’électricité renouvelable. Objectif : répondre plus efficacement aux besoins d’un réseau insulaire sous contraintes, où chaque mégawatt d’origine locale compte pour limiter la dépendance aux importations d’énergies fossiles et stabiliser le système électrique. En consolidant son ancrage en Guyane, Albioma renforce sa stratégie dans les territoires ultramarins, où le déploiement d’actifs solaires de nouvelle génération et le remplacement d’équipements vieillissants constituent des leviers rapides pour gagner en fiabilité et en compétitivité.

Au-delà de l’augmentation attendue de la production, le repowering vise généralement à optimiser la performance des installations (rendement, facteur de charge, disponibilité) tout en améliorant l’acceptabilité environnementale et foncière des projets : même emprise, plus d’énergie renouvelable, moins de pertes réseau. Pour un système électrique insulaire, c’est un gain double — énergétique et opérationnel — qui peut aussi faciliter l’intégration d’autres flexibilités (stockage, pilotage de charge) à moyen terme.

Un montage conseillé par ADVANT Altana

Albioma, producteur d’énergies renouvelables contrôlé par le fonds américain KKR, a été accompagné par ADVANT Altana. L’équipe, pilotée par l’associé Jean-Nicolas Soret (corporate) avec Eléonore Vucher-Bondet et Théodore Sabot, a mobilisé des expertises complémentaires en droit de l’urbanisme et droit public (Louis des Cars, associé, et Clément Balzamo) ainsi qu’en fiscalité (Philippe de Saint Bauzel, associé, et Alexandre Thuau-Renaudet). Ce montage illustre la technicité croissante des opérations M&A dans les renouvelables, à l’intersection de contraintes industrielles, réglementaires et fiscales spécifiques aux territoires ultramarins.

Le cabinet rappelle sa spécialisation dans des secteurs fortement régulés, dont les énergies renouvelables, et son appartenance à l’alliance européenne ADVANT (avec ADVANT Beiten en Allemagne et ADVANT Nctm en Italie), atout pour sécuriser des transactions transfrontalières ou impliquant des chaînes d’approvisionnement européennes.

Enjeux : sécurité d’approvisionnement et compétitivité locale

Dans un contexte de volatilité des coûts de l’énergie, chaque renforcement d’actif renouvelable local en Guyane contribue à la souveraineté énergétique, réduit l’exposition aux prix internationaux des hydrocarbures et améliore la résilience du réseau. Le fait que l’actif soit déjà implanté, et prêt à être modernisé, permet d’accélérer les gains d’énergie « décarbonée » sans multiplier les emprises ni allonger indéfiniment les délais d’autorisation — un point souvent sensible outre-mer.

Pour Albioma, l’opération coche trois cases clés : (1) croissance ciblée sur des systèmes isolés où la valeur d’un kilowattheure local est élevée ; (2) amélioration rapide des performances grâce au repowering ; (3) visibilité industrielle accrue dans les DOM-COM, marchés où l’expertise d’exploitation insulaire constitue un avantage compétitif. À l’échelle du territoire, le projet peut aussi stimuler l’activité locale (génie électrique, maintenance, travaux), tout en ouvrant la voie à des architectures hybrides (solaire + stockage) mieux adaptées aux profils de charge tropicaux.

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