Après une liquidation prononcée en 2024, Bergère de France amorce un nouveau chapitre sous forme de Scop, portée par ses salariés. Cette reprise collective illustre une dynamique plus large : celle d’une réindustrialisation locale fondée sur le maintien des savoir-faire et la montée en puissance de modèles coopératifs. Une reprise par les salariés pour préserver un savoir-faire stratégique Fondée en 1946 à Bar-le-Duc, Bergère de France s’est imposée comme un acteur majeur du fil à tricoter, jusqu’à devenir un symbole de l’industrie textile française dans les années 1970, avec près de 800 employés et un rayonnement international. Mais confrontée aux mutations du secteur et à la concurrence de la fast fashion, l’entreprise a connu un déclin progressif, culminant avec une liquidation en 2024. Face à ce risque de disparition, les salariés ont décidé de reprendre l’outil industriel via une Scop, afin de préserver une activité unique : celle de la...
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