Revalorisation annuelle du SMIC au 1er janvier 2026 : une hausse contenue pour préserver le pouvoir d’achat

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Comme chaque début d’année, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) fait l’objet d’une revalorisation automatique. L’objectif affiché reste inchangé : protéger le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes tout en tenant compte de la dynamique économique et salariale nationale. Pour 2026, la hausse arrêtée par le gouvernement s’inscrit dans un contexte d’inflation modérée et de progression réelle des salaires.

Réunis le 12 décembre, les partenaires sociaux au sein de la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation professionnelle ont examiné le projet de décret fixant les nouveaux montants applicables au 1er janvier 2026.

Les mécanismes légaux de revalorisation du SMIC

La loi encadre strictement les modalités de calcul du SMIC, en s’appuyant sur deux indicateurs principaux.

Le premier repose sur l’évolution des prix à la consommation pour les 20 % des ménages aux revenus les plus modestes. Selon les données publiées par l’INSEE, l’inflation hors tabac observée entre novembre 2024 et novembre 2025 pour cette population atteint 0,6 %.

Le second critère concerne l’évolution des salaires horaires de base des ouvriers et employés. Sur la période septembre 2024 – septembre 2025, ces salaires ont progressé de 2 %, alors que les prix augmentaient de 0,8 %. Le gain de pouvoir d’achat constaté s’élève ainsi à 1,19 %, dont la moitié, soit 0,595 %, est intégrée dans le calcul du SMIC.

En cumulant ces deux paramètres, la revalorisation automatique du SMIC au 1er janvier 2026 est fixée à +1,18 %.

Des montants en légère hausse au niveau national

Concrètement, cette revalorisation se traduit par une augmentation mesurée mais tangible des revenus des salariés rémunérés au salaire minimum.

Le SMIC horaire brut passe à 12,02 €, contre 11,88 € auparavant. Pour un emploi à temps plein, le SMIC mensuel brut s’établit désormais à 1 823,03 €, soit une hausse de 21,23 € brut par mois. Le montant mensuel net atteint quant à lui 1 443,11 €.

Ces nouveaux seuils s’appliquent sur l’ensemble du territoire métropolitain ainsi que dans les départements et collectivités d’outre-mer concernés : Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Mayotte : une trajectoire spécifique de convergence

La situation de Mayotte reste à part. En application de la loi du 11 août 2025, le SMIC y suit une trajectoire progressive de rapprochement avec celui de la métropole. À compter du 1er janvier 2026, le SMIC net applicable sur l’île doit représenter 87,5 % du SMIC net métropolitain.

Dans ce cadre, le SMIC horaire brut à Mayotte est porté à 9,33 €, contre 8,98 € jusqu’alors. Le SMIC mensuel brut pour un temps plein progresse de 1 361,97 € à 1 415,05 €, soit une hausse de près de 3,9 %, sensiblement supérieure à celle observée dans le reste du pays.

Un minimum garanti également revalorisé

Enfin, le minimum garanti, utilisé notamment comme référence pour le calcul de certains avantages en nature, connaît lui aussi une revalorisation. Son montant est fixé à 4,25 € à compter du 1er janvier 2026.

Dans un contexte de ralentissement de l’inflation mais de tensions persistantes sur le pouvoir d’achat, cette revalorisation du SMIC illustre l’équilibre recherché par les pouvoirs publics : maintenir un filet de sécurité salariale sans alourdir excessivement le coût du travail pour les entreprises.

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