Le groupe français Bic, connu pour ses stylos iconiques, ses briquets et ses rasoirs jetables, a revu à la baisse ses prévisions annuelles pour l’année 2025. Cette décision, annoncée mardi 28 octobre, intervient après une performance jugée « faible » au troisième trimestre et la prise en compte de l’impact complet des droits de douane imposés par les États-Unis.
Une année 2025 sous forte pression
Initialement, Bic tablait en avril dernier sur une croissance du chiffre d’affaires comprise entre +0 % et +3 % à taux de change constants pour 2025, déjà revue à la baisse par rapport à un objectif antérieur de +4 % à +6 %. Après la publication des résultats du troisième trimestre, le groupe affiche désormais une vision plus pessimiste : il anticipe une régression du chiffre d’affaires comprise entre –1 % et –1,5 % à taux de change constants. En parallèle, l’EBIT ajusté est attendu autour de 13,7 %, contre un objectif antérieur avoisinant les 15 %. Le free cash flow est estimé à environ 210 millions d’euros.
Résultats et performances par division
Au troisième trimestre 2025, Bic a enregistré un chiffre d’affaires de 519 millions d’euros, en baisse de près de 4 % en données publiées. À taux de change constants, la croissance est quasi nulle (+0,3 %), mais ressort négative (–3,3 %) si l’on exclut l’effet de l’acquisition de Tangle Teezer.
Détaillons par division :
- Human Expression (stylos et écriture) : 192 millions d’euros au troisième trimestre, en léger recul (–0,5 %) à taux constants. Les États-Unis affichent toutefois un retour à la croissance, portée par la rentrée scolaire.
- Flame for Life (briquets) : 175 millions d’euros, en baisse de 4,3 % à taux constants. Le recul en Amérique du Nord reste marqué, tandis que l’Europe et l’Amérique latine montrent aussi des signes d’essoufflement.
- Blade Excellence (rasoirs et soins personnels) : 146 millions d’euros, en croissance de 7,4 % à taux constants, mais en repli de 6,1 % hors Tangle Teezer. L’acquisition de cette marque britannique de brosses démêlantes continue de tirer la performance du segment.
Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires total s’élève à 1,08 milliard d’euros, en recul de 5 %. La marge opérationnelle s’établit à 13,7 %, contre 14,9 % un an plus tôt, tandis que le free cash flow reste légèrement négatif en raison de la hausse du besoin en fonds de roulement.
Facteurs explicatifs : droits de douane, conjoncture et recentrage
L’un des éléments clés de cette révision est l’impact des droits de douane américains sur les produits Bic. Ces taxes ont pesé sur la rentabilité du groupe, dans un contexte de consommation affaiblie et de tensions inflationnistes persistantes. Bic a également dû composer avec des coûts de matières premières élevés et un environnement de change défavorable.
Dans le même temps, l’entreprise poursuit son recentrage stratégique. Bic a annoncé la cession prochaine de sa filiale indienne Cello, acquise en 2015, afin d’optimiser son portefeuille d’activités et d’éliminer les actifs les moins rentables. Cette cession doit être finalisée d’ici la fin de l’année.
L’acquisition de Tangle Teezer, spécialisée dans les soins capillaires, reste un relais de croissance significatif, bien qu’elle complexifie encore l’organisation opérationnelle du groupe.
Enjeux et perspectives
Pour Bic, cette révision des perspectives souligne la vulnérabilité du groupe face aux aléas macroéconomiques et géopolitiques. Les marchés historiques, notamment les stylos et les briquets, sont confrontés à une demande structurellement en baisse, tandis que la pression concurrentielle augmente sur les segments à forte valeur ajoutée.
Les priorités stratégiques pour 2026 porteront sur la relance des marchés matures, la montée en gamme des produits et la poursuite du désengagement des activités non essentielles. Bic mise sur l’innovation et sur un positionnement plus premium pour compenser la baisse de volume sur ses produits traditionnels, tout en cherchant à renforcer sa présence sur les segments à forte marge et dans les régions à fort potentiel de croissance.
Le groupe français Bic, connu pour ses stylos iconiques, ses briquets et ses rasoirs jetables, a revu à la baisse ses prévisions annuelles pour l’année 2025. Cette décision, annoncée mardi 28 octobre, intervient après une performance jugée « faible » au troisième trimestre et la prise en compte de l’impact complet des droits de douane imposés par les États-Unis.
Une année 2025 sous forte pression
Initialement, Bic tablait en avril dernier sur une croissance du chiffre d’affaires comprise entre +0 % et +3 % à taux de change constants pour 2025, déjà revue à la baisse par rapport à un objectif antérieur de +4 % à +6 %. Après la publication des résultats du troisième trimestre, le groupe affiche désormais une vision plus pessimiste : il anticipe une régression du chiffre d’affaires comprise entre –1 % et –1,5 % à taux de change constants. En parallèle, l’EBIT ajusté est attendu autour de 13,7 %, contre un objectif antérieur avoisinant les 15 %. Le free cash flow est estimé à environ 210 millions d’euros.
Résultats et performances par division
Au troisième trimestre 2025, Bic a enregistré un chiffre d’affaires de 519 millions d’euros, en baisse de près de 4 % en données publiées. À taux de change constants, la croissance est quasi nulle (+0,3 %), mais ressort négative (–3,3 %) si l’on exclut l’effet de l’acquisition de Tangle Teezer.
Détaillons par division :
- Human Expression (stylos et écriture) : 192 millions d’euros au troisième trimestre, en léger recul (–0,5 %) à taux constants. Les États-Unis affichent toutefois un retour à la croissance, portée par la rentrée scolaire.
- Flame for Life (briquets) : 175 millions d’euros, en baisse de 4,3 % à taux constants. Le recul en Amérique du Nord reste marqué, tandis que l’Europe et l’Amérique latine montrent aussi des signes d’essoufflement.
- Blade Excellence (rasoirs et soins personnels) : 146 millions d’euros, en croissance de 7,4 % à taux constants, mais en repli de 6,1 % hors Tangle Teezer. L’acquisition de cette marque britannique de brosses démêlantes continue de tirer la performance du segment.
Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires total s’élève à 1,08 milliard d’euros, en recul de 5 %. La marge opérationnelle s’établit à 13,7 %, contre 14,9 % un an plus tôt, tandis que le free cash flow reste légèrement négatif en raison de la hausse du besoin en fonds de roulement.
Facteurs explicatifs : droits de douane, conjoncture et recentrage
L’un des éléments clés de cette révision est l’impact des droits de douane américains sur les produits Bic. Ces taxes ont pesé sur la rentabilité du groupe, dans un contexte de consommation affaiblie et de tensions inflationnistes persistantes. Bic a également dû composer avec des coûts de matières premières élevés et un environnement de change défavorable.
Dans le même temps, l’entreprise poursuit son recentrage stratégique. Bic a annoncé la cession prochaine de sa filiale indienne Cello, acquise en 2015, afin d’optimiser son portefeuille d’activités et d’éliminer les actifs les moins rentables. Cette cession doit être finalisée d’ici la fin de l’année.
L’acquisition de Tangle Teezer, spécialisée dans les soins capillaires, reste un relais de croissance significatif, bien qu’elle complexifie encore l’organisation opérationnelle du groupe.
Enjeux et perspectives pour BIC
Pour Bic, cette révision des perspectives souligne la vulnérabilité du groupe face aux aléas macroéconomiques et géopolitiques. Les marchés historiques, notamment les stylos et les briquets, sont confrontés à une demande structurellement en baisse, tandis que la pression concurrentielle augmente sur les segments à forte valeur ajoutée.
Les priorités stratégiques pour 2026 porteront sur la relance des marchés matures, la montée en gamme des produits et la poursuite du désengagement des activités non essentielles. Bic mise sur l’innovation et sur un positionnement plus premium pour compenser la baisse de volume sur ses produits traditionnels, tout en cherchant à renforcer sa présence sur les segments à forte marge et dans les régions à fort potentiel de croissance.


