Vallourec : l’ex-CTO de Danone Isabelle Quéméneur prend la direction du numérique et entre au comité exécutif

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Vallourec a annoncé lundi 5 octobre la nomination d’Isabelle Quéméneur, jusqu’ici directrice des technologies de Danone, au poste de directrice Digital & Systèmes d’information. Elle rejoint le comité exécutif du groupe tubulaire.

Le fabricant français de tubes sans soudure, basé à Meudon (Hauts-de-Seine), recrute lundi 5 octobre 2026 une dirigeante issue de l’agroalimentaire pour piloter son numérique, apprend-on dans un communiqué du groupe. Isabelle Quéméneur, 53 ans, prend ses fonctions le jour même et siège au comité exécutif.

Après trois ans et demi chez Danone, un poste créé au plus haut niveau chez Vallourec

Le communiqué précise qu’Isabelle Quéméneur était directrice des technologies (CTO) du groupe Danone depuis mars 2023. Elle quitte donc ce poste après un peu plus de trois ans et demi.

Sa carrière a débuté en 1997. Elle a occupé plusieurs postes à l’échelle mondiale dans de grands groupes internationaux, à Paris et à New York, notamment à la Société Générale, chez AXA et chez Sanofi, détaille le communiqué. Elle est diplômée de l’ESME-Sudria et titulaire d’un MBA de la NEOMA Business School.

Le groupe ne mentionne pas le nom de son ou de ses prédécesseurs sur cette fonction, ni la date de création du poste sous cet intitulé. Le communiqué n’indique pas non plus de feuille de route chiffrée pour le numérique.

Philippe Guillemot met en avant l’expérience industrielle et commerciale

Président-directeur général de Vallourec, Philippe Guillemot se dit, dans le communiqué, ravi d’accueillir la nouvelle directrice au sein du comité exécutif. Il souligne son parcours riche et diversifié, ainsi que sa connaissance des enjeux industriels et commerciaux à l’échelle mondiale. Selon lui, cette expertise sera décisive pour le développement futur de l’écosystème numérique du groupe.

Le dirigeant insiste, toujours selon le communiqué, sur une transformation numérique orientée vers la création de valeur pour les clients et la modernisation des méthodes de travail des équipes. Le texte ne donne pas de détail sur les chantiers concernés (systèmes d’information industriels, cybersécurité, données ou intelligence artificielle).

Un groupe de 13 000 salariés, coté à Paris, aux résultats robustes

Vallourec se présente comme un leader mondial des solutions tubulaires premium pour l’énergie et les applications industrielles exigeantes : puits de pétrole et de gaz en environnements difficiles, centrales électriques de nouvelle génération, projets architecturaux complexes, équipements mécaniques de haute performance. Le groupe emploie près de 13 000 personnes dans plus de vingt pays. Il est coté sur Euronext Paris (code VK) et fait partie des indices CAC Mid 60, SBF 120 et Next 150. Aux États-Unis, il dispose d’un programme d’ADR de niveau 1.

Sur le plan financier, le groupe a publié le 30 juillet ses résultats du deuxième trimestre 2026. Au premier semestre, son chiffre d’affaires atteint 1 860 millions de dollars (-8 % sur un an), pour un Ebitda ajusté de 409 millions de dollars, soit une marge de 22,0 %. Le résultat net part du groupe s’établit à 131 millions de dollars et le flux de trésorerie disponible à 303 millions de dollars.

Au deuxième trimestre, l’Ebitda ajusté ressort à 190 millions de dollars, pour une marge de 21,4 %, et la trésorerie nette à 183 millions de dollars. Vallourec a par ailleurs confirmé un retour total aux actionnaires d’environ 650 millions d’euros, dont un dividende intermédiaire exceptionnel de 2,05 euros par action versé le 5 août. Le groupe a fixé à 170-210 millions de dollars sa fourchette d’Ebitda ajusté pour le troisième trimestre.

Le numérique, nouveau rouage du comité exécutif d’un groupe industriel français

Avec cette arrivée, le numérique dispose d’un siège dédié autour de la table du comité exécutif de Vallourec, un groupe dont la production et la relation client reposent sur des outils informatiques de plus en plus critiques. Le choix d’une dirigeante venue de Danone, où elle dirigeait les technologies du groupe, signale la volonté de s’appuyer sur une expérience de grand groupe mondial plutôt que sur un profil purement industriel.

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