Signé le 28 septembre 2026 entre l’État et quatre organisations industrielles, le nouvel accord-cadre sur le prix des médicaments est présenté comme un levier de souveraineté sanitaire. Mais une analyse menée par l’École de Guerre Économique révèle un décalage significatif entre les ambitions affichées et les dispositions concrètes du texte, au détriment des médicaments matures. Un accord-cadre qui affiche les médicaments matures sans les définir Le texte signé fin septembre constitue une première : pour la toute première fois dans l’histoire des accords-cadres pharmaceutiques français, l’expression « médicaments matures » y figure explicitement. Mais cette avancée symbolique masque une réalité juridique bien plus ténue. Arnaud de Morgny, directeur du Centre de Recherche Appliquée (CR451) de l’École de Guerre Économique, qui a conduit une analyse approfondie du document, relève que le terme n’apparaît qu’une seule fois dans l’ensemble du texte, et uniquement dans un considérant, sans définition ni portée juridique. Ce...
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