Naval Group a signé lundi 12 octobre à Stockholm un protocole d’accord avec le Marine Technology Center of Sweden (MTC), pour coopérer en recherche et innovation sur les technologies de défense navale. Quatre domaines sont visés. Explications.
Le groupe naval français a paraphé ce protocole d’accord (MoU) lundi 12 octobre au Grand Hôtel de Stockholm, en marge du French Swedish Innovation Forum, selon un communiqué publié le 13 octobre. Le texte est signé par Emmanuel Brochard, directeur des coopérations internationales R&D de Naval Group, et par David Appelberg, directeur du MTC.
Le forum était organisé par la Chambre de commerce suédoise en France, avec les ambassades de France et de Suède, Team France et Team Sweden, précise le communiqué.
Communications, drones sous-marins et fonds marins : les quatre terrains de l’accord Naval Group-MTC
Le protocole cible quatre domaines : les communications, les systèmes autonomes, la protection des infrastructures critiques des fonds marins et les architectures numériques des navires. Naval Group indique que l’accord soutient la souveraineté navale de la Suède.
Le communiqué ne mentionne ni montant, ni calendrier de réalisation, ni objectif chiffré. Il s’agit d’un cadre de coopération, non d’un contrat de fourniture.
Emmanuel Brochard déclare que la signature « brings together complementary expertise and research capabilities » (traduit de l’anglais : réunit des expertises et des capacités de recherche complémentaires), afin de développer des solutions concrètes pour la marine royale suédoise et pour le secteur maritime au sens large. Il ajoute que le groupe peut ainsi « accelerate co-development of innovation and experimentation in Sweden » (traduit de l’anglais : accélérer le codéveloppement d’innovation et d’expérimentation en Suède).
Pour sa part, David Appelberg affirme : « Our ambition is to accelerate maritime innovation and turn international cooperation into tangible results » (traduit de l’anglais : notre ambition est d’accélérer l’innovation maritime et de transformer la coopération internationale en résultats tangibles). Il estime aussi que le renforcement de la coopération de défense franco-suédoise ouvre des perspectives de développement technologique commun et contribue à la sécurité maritime dans la région de la mer Baltique et en Europe.
Quatre frégates FDI pour la marine royale suédoise : le contrat du 31 août qui précède le protocole
L’accord de recherche intervient six semaines après un contrat autrement plus lourd. Le 31 août à Stockholm, Naval Group a signé avec le ministère suédois de la Défense l’acquisition de quatre frégates de défense et d’intervention (FDI) pour la marine royale suédoise, rappelle le communiqué.
Selon Option Finance, qui reprend une dépêche de Zonebourse, la signature est intervenue moins de quatre mois après le choix de la FDI par la Suède. Pierre Eric Pommellet, président-directeur général de Naval Group, et Mikael Granholm, directeur général de l’agence suédoise d’achats de défense FMV, ont signé le contrat. Le montant n’a pas été rendu public dans cette dépêche.
La première livraison est prévue en 2030. Deux FDI ont déjà été livrées aux marines française et grecque, selon la même source. Option Finance précise par ailleurs que Thales détient 35 % du capital de Naval Group.
Transferts de savoir-faire : l’engagement de Naval Group envers les partenaires industriels suédois
Au-delà du contrat de frégates, Naval Group a annoncé son intention de renforcer sa coopération avec l’industrie suédoise dans le cadre d’un partenariat industriel structuré et de long terme, selon Option Finance. Ce partenariat inclut des transferts de savoir-faire et de technologies vers plusieurs partenaires suédois.
Le protocole signé avec le MTC prolonge cette logique sur le terrain de la recherche. Il ancre le programme FDI dans l’écosystème suédois de l’innovation maritime, au moment où la Suède prépare l’arrivée de ses premières unités.
Le communiqué ne précise pas quels projets concrets seront lancés ni quels industriels suédois y participeront. Il ne donne pas non plus de date pour les premiers travaux communs.
