Dans deux rapports publiés le 8 octobre 2026, la Cour des comptes pointe des fragilités structurelles majeures au cœur du système français de recherche publique. L’Agence nationale de la recherche (ANR) fait face à une impasse budgétaire croissante, tandis que les unités mixtes de recherche (UMR) souffrent d’une dispersion des moyens et d’une complexité administrative persistante. Des arbitrages s’imposent. L’ANR confrontée à une trajectoire budgétaire insoutenable L’Agence nationale de la recherche occupe aujourd’hui une place centrale dans le paysage du financement compétitif de la recherche en France. Opérant via des appels à projets, elle mobilise une palette d’instruments financiers jugée globalement pertinente par les magistrats de la Cour des comptes. Pourtant, ce rôle pivot est désormais menacé par une contradiction croissante entre les engagements pris et les moyens effectivement alloués. Depuis 2021, l’agence a sensiblement accru ses engagements, conformément aux dispositions de la loi de programmation de la recherche (LPR)...
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